Archivos Mensuales: marzo 2018

Les maisons insolites de Paris

Estándar

Grâce à ce documentaire nous allons decouvrir une dizaines de maisons bien particulières, nous commencerons par:

La pagode

Dans les alentours de 1920, M. Loo, antiquaire,  fit construire une pagode pour y installer sa gallerie d’art chinois avec laquelle il a fait fortune.

Maintenant elle appartient  à la barronne allemande Jacqueline Von Hammerstein, oú elle habite après un an de restauration.

Dans le jardin des plantes, nous trouvons la ménagerie.

Gérard et Danielle, soignants des animaux de la ménagerie habitent une petite maison au fond du parc. Pour eux c’est comme habiter à la campagne en plein coeur de Paris.

Entrepôts: XIXº : Les chais de  Bercy

Le vin est été acheminé par bateaux et par rails à Paris et les chais de Bercy sont devenus le centre de vente de vins du pays.

Jean Paul Favand en est le propiétaire depuis plus de 20 ans.

Il a fait d’un des chais sa maison remplie de curiosités qui culminent par la collection d’attractions de fête foraine qui remplissent les 18.000m2 de chais.

Nous verons aussi ….

  • Une maison sur les toits de Paris
  • Un air de campagne ….
  • D’hôtel particulier à logements sociaux…
  • Un hôpital abandonné…
  • Un ancien pavillon de l’exposition universelle 1900, la magie de Eiffel.
  • Montmartre, l’appartement le plus haut de Paris.

LA FINALE – FILM 2018

Estándar

(AFP) – Deux ans après son dernier rôle, Thierry Lhermitte crève l’écran en grand-père atteint d’Alzheimer dans “La Finale”, comédie dramatique en forme de road-movie dans laquelle il prend à contre-pied son éternelle image de charmeur au comique aigre-doux.

“Je me suis régalé à jouer ce personnage un peu beauf qui passe son temps à dire des conneries, mais aussi à interpréter ce doute permanent dans lequel le place la maladie”, confiait à l’AFP le comédien au festival de l’Alpe d’Huez. Le film de Robin Sykes a reçu le Grand prix de ce festival en janvier.

SINOPSIS

Casquette sur la tête, pantoufles au pied et regard vide, l’acteur de 65 ans interprète Roland, ancien restaurateur contraint de vendre sa brasserie et de quitter Paris après qu’un drame à son domicile a confirmé sa maladie.

Accueilli à Lyon chez sa fille, ce féru de sport un brin raciste et misogyne est méprisé par son gendre autant que par ses petits-enfants, dont il s’est très peu occupé. Dans la maison familiale, il ne reconnaît pas toujours ses proches, frappé de trous de mémoire, et occupe son quotidien avec des escapades au bureau de tabac.

Mais à la faveur d’un concours de circonstances, il est embarqué par son petit-fils Jean-Baptiste – attendu pour disputer une finale nationale de basket à Paris – dans un road-trip à rebondissements qui va les rapprocher.

Drôle, émouvant et subtilement écrit, le premier film de Robin Sykes interroge avec tendresse la question des liens familiaux, incarnée avec brio par le duo que Thierry Lhermitte forme avec le jeune Rayane Bensetti, qui joue son petit-fils.

Inspiré par un vrai malade

“Ayant eu quelqu’un dans ma famille qui avait Alzheimer, je me suis retrouvé confronté à des situations parfois cocasses. Je me suis dit que c’était un bon départ de comédie. J’ai voulu apporter un regard positif et tendre sur une maladie grave et dramatique”, souligne Robin Sykes, qui a débuté l’écriture du film il y a trois ans après la réalisation avortée d’un thriller.

“En voyant Thierry dans son dernier film, je me suis dit qu’il avait un potentiel énorme pour ce rôle. Je cherchais justement quelqu’un avec son allure, sa prestance, son panache et son énergie.”

Le cinéaste a laissé le comédien investir le personnage durant les sept semaines du tournage. “Il a pas mal travaillé dans son coin la démarche, la silhouette, le verbe. Avoir un tel acteur pour un premier film, c’est un cadeau.”

Pour préparer son rôle, Thierry Lhermitte est allé à la rencontre du père d’un ami, atteint d’Alzheimer au même stade que son personnage. Il dit avoir été “inspiré” par sa description de la maladie.

“Au cours de nos échanges, j’ai perçu l’état d’esprit de doute avec lequel il vit et avec quelle discipline il s’attache à toujours répondre avec assurance, même si c’est n’importe quoi, aux questions qu’on lui pose, pour ne pas paraître complètement largué”, raconte-t-il.

“J’ai aussi fait lire le scénario du film, qui m’avait beaucoup plu, à des gens concernés par cette maladie. Tous m’ont confirmé qu’il était tout à fait crédible.”

Plus rare à l’écran depuis une décennie, Thierry Lhermitte confie qu’on lui propose “toujours autant de conneries et beaucoup moins de projets intéressants”.

Sa dernière apparition au cinéma remontait à 2016. L’acteur culte des “Bronzés” figurait au casting de “Ma famille t’adore déjà”, comédie de Jérôme Commandeur, et de “La Nouvelle Vie de Paul Sneijder”, de Thomas Vincent.

POUR ÉCOUTER

Thierry Lhermitte est l’invité de La Bande Originale à l’occasion de la sortie au cinéma de “La Finale” mercredi 21 mars, et réalisé par Robin Sykes.

https://www.franceinter.fr/emissions/la-bande-originale/la-bande-originale-20-mars-2018

 

17h15… c’est le printemps!

Estándar

Le printemps et Pâques

 LAPIN PAQUESAvec l’équinoxe de  printemps arrive la fête de Pâques.  On fête la renaissance de la vie, la force nouvelle de la nature.

Pour le christianisme qui rejette toute croyance païenne, il remplace ce renouveau par la résurrection du Christ.

Un peu d’histoire étymologique,  Pâques dérive del l’hébreu “Pessa’h” qui signifie le passage, en allemand “ostern”, en anglais “easter”. Suivant Bede le vénérable (moine et lettré anglo-saxon né ver 672 en Northumbrie et mort le 26 mai 735) Easter dériverait du nom d’une déesse germanique: Ostara.

Pâques est fixée le premier dimanche après la pleine lune qui a lieu, soit le jour de l’équinoxe de printemps (le 21 mars), soit aussitôt après cette date.

Les symboles

La coutume des rameaux (coutume très populaire en Espagne, “Domingo de ramos”, et qui est le départ de la Semaine Sainte) rattachée à l’entrée de Jésus à Jérusalem se superpose à l’ancienne coutume païenne des coups donnés avec des branches de verdure au bétail pour favoriser sa fécondité.

Les oeufs de Pâques.

Le printemps étant la saison de la renaissance de la nature, l’œuf qui éclot est symbole de vie et de renouveau.

Dans l’Antiquité préchrétienne, l’oeuf a un sens mystique relatif à l’ori­gine du monde. Les Egyptiens, Perses et Romains avaient pour habitude de teindre des œufs et de les offrir.

Dans la religion chrétienne, l’œuf devient symbole de résurrection et marque la fin des privations imposées pendant la période de Carême

Au Moyen-âge, il y avait de nombreuses fêtes de l’Oeuf. En Angleterre, l’évêque apportait un oeuf dur à l’église. Lors des chants, il le lançait aux choristes qui le rattrapaient et se le renvoyaient pendant la durée du chant. A la cour de Louis XIV, les oeufs de Pâques étaient accom­pagnés de poèmes libertins.

La coutume des cloches de Pâques vient d’Alsace et du Palatinat.

Depuis plusieurs siècles, il était interdit de sonner les cloches des églises catholiques entre le Jeudi Saint et le dimanche de Pâques, en signe de deuil.

Selon les régions, il a, longtemps, été raconté aux enfants que les cloches étaient parties à Rome pour être bénies par le Pape. En rentrant, elles sèment sur leur route d’ œufs.

En Allemagne, en Angleterre ce sont des lièvres ou des lapins qui apportent les oeufs en représentation de la déesse, symbole de la fertilité et du printemps qui donne son nom à Pâques: Ostern et Easter.LAPIN DE PAQUES

Le lièvre est en relation étroite avec la lune. La lune est liée à la fécondité. Le cycle de lune est d’ailleurs le même que le cycle menstruel de la femme. Dans la tradition germanique, le lièvre est également celui qui montre le chemin, c’est un animal de transition, la transition entre le monde des hommes et le monde des dieux.

Dans de nombreuses traditions, le lièvre pond des oeufs. Il y a un rapport lune-lièvre-fécondité. Le rapport du lièvre et du lapin avec la fertilité et la sexualité se retrouve dans de nombreuses expressions populaires à caractère libertin: en français : le « chaud lapin », en allemand « rammeln » qui signifie s’accoupler, être en rut et qui s’applique aux lièvres et aux humains dans l’argot populaire. Animal lié à la sexualité, l’Eglise a déclaré la guerre aux lapins. Il devient emblème du péché. En 751, Saint Boniface décrète l’inter­diction de manger du lièvre à Pâques. Cette interdiction sera renou­velée par -le pape Zacharie, mais elle ne sera pas suivie par la popu­lation.

Heureusement,  l’Église ne se mêle plus autant du jour à jour et aujourd’hui, nos boulangeries sont envahie par les lapins, les cloches et les oeufs en chocolat qui font les délices des plus petits et de ne pas si petits que ça!!!

Et maintenant écoutons Jacques Brel chanter au printemps…. comme d’habitude, d’abord on écoute sans les paroles et après avec.

Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l´ombre d´un regard en riant
Toutes les filles
Vous donneront leurs baisers
Puis tous leurs espoirs
Vois tous ces cœurs
Comme des artichauts
Qui s´effeuillent en battant
Pour s´offrir aux badauds
Vois tous ces cœurs
Comme de gentils mégots
Qui s´enflamment en riant
Pour les filles du métro
Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l´ombre d´un regard en riant
Tout Paris
Se changera en baisers
Parfois même en grand soir
Vois tout Paris
Se change en pâturage
Pour troupeaux d´amoureux
Aux bergères peu sages
Vois tout Paris
Joue la fête au village
Pour bénir au soleil
Ces nouveaux mariages
Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l´ombre d´un regard en riant
Toute la Terre
Se changera en baisers
Qui parleront d´espoir
Vois ce miracle
Car c´est bien le dernier
Qui s´offre encore à nous
Sans avoir à l´appeler
Vois ce miracle
Qui devait arriver
C´est la première chance
La seule de l´année
Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Au printemps
Au printemps
Ça vous dit un petit exercices??? Allez les courageux….

La différence entre “Tante et Tente”

Estándar

orthologie

TANTE

  1. Tante: n.f.: la “tante” est la personne, la femme de l’oncle, la soeur du père ou de la mère. Nous la trouvons aussi dans le mot composé “grand-tante, la soeur du grand-père.
  • Ma tante et mon oncle sont partis en vacances.

 

  1. Ma tantef.: est un mont-de-piété, une caisse de crédit municipal, un établissement de bienfaisance et d’intérêt publique, où l’on prête temporairement, sur gages, de l’argent.
  2. Tante, n.f.: désigne aussi de manière péjorative un homosexuel.
  • Ce type est une vraie tante.

TENTE

  1. Tente n.f.: est un abri portatif, fait géneralement de toile tendus sur des supports.
  • Le camping était plein, il n’y avait plus de place pour une tente!
  1. Tentelette n.f.: une petite tente
  2. Tente : un petit tampon cylindrique de charpie, imbibé de produits antiseptiques que l’on introduisait dans les plaies et les ulcères profonds pour combattre l’infection et aider à la cicatrisation.
  3. Tente, verbe au prés. Ind.: forme conjuguée du verbe Tenter.

Et si nous regardons dans la “Nouvelle orthologie française” de B. Legoarant, de 1832, nous verons que les définitions ne changent pas!

Tante et Tente

Différend et différent

Estándar

Le nom différend
Lorsqu’on écrit « différend » on parle du nom face à l’adjectif. Un différend signifie un conflit, un désaccord….
Les Prud’hommes s’occupent des différends entre pêcheurs.

Ce d a été imposé au XVIIIe siècle pour distinguer l’adjectif du nom qui s’écrivaient de la même façon puisqu’il s’agissait d’un même mot (cf. un précédent et la page précédente). Malgré la protestation de plusieurs grammairiens et lexicographes, cette distinction orthographique a été maintenue.

L’adjectif différent
Contrairement au nom, l’adjectif s’écrit avec un t et signifie : ce qui est le contraire de semblable.
Ton travail est différent au mien.
Comme tout adjectif, il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne.

Mais il ne faut pas le confondre avec différant (bien qu’ils se prononcent pareil), participe présent du verbe différer, et qui est invariable.

Les cas différant selon les personnes, nous envisagerons plusieurs possibilités.

LES PRUD’HOMMES, UNE INSTITUTION D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Estándar

Le terme “prud’homme” provient de l’ancien français “prodome” qui signifie “homme preux, vaillant et brave”. Au XI ème siècle, il était attribué aux “défenseurs du métier” et voulait plutôt dire “homme de valeur, prudent et de bon conseil”. Les “défenseurs du métier” étaient “les prud’hommes” qui appartenaient au même corps de métier que les parties concernées, ceux qui tranchaient les conflits qui éclataient entre artisans. La racine latine, quant à elle, est “prode”, dérivée du verbe “prodesse” qui signifie “être utile”.

Sous le règne de Philippe-le-Bel

Les premiers conseils de prud’hommes ont été constitués en l’an 1296 sous le règne de Philippe-le-Bel. Le conseil de la ville de Paris créa 24 prud’hommes chargés d’assister le prévôt des marchands et les échevins. Ils jugeaient en dernier ressort les conflits qui éclataient entre les marchands et les fabricants aux foires et aux marchés. Pendant plus de deux siècles, seule la ville de Paris avait des prud’hommes.

Les prud’homies de pêcheurs

Les origine des prud’homies de pêcheurs remontent au X ème siècle. Il s’agit de pêcheurs élus par leurs pairs qui tranchaient les conflits sociaux internes ou externes entre les pêcheurs sur l’accès aux zones de pêche par exemple.

“Il faut remonter au Xe siècle pour trouver à Marseille les premières traces de prud’homies de pécheurs ; mais ce sont les lettres de patentes de 1452 et 1477 du Roi René comte de Provence, confirmées par la lettre de patente de 1481 de Louis XI qui ont fait entrer cette institution dans notre droit positif”.

Robert Rezenthel, docteur en droit. 

Ces prud’hommes pêcheurs jugent les contraventions en matière de pêche maritime et les différends entre marins. Ils existent toujours aujourd’hui. Elles ont des attributions juridictionnelles, réglementaires, disciplinaires et judiciaires. Le décret impérial modifié du 19 novembre 1859 maintient l’existence de “l’institution des communautés ou juridictions de pêcheurs, connue dans la Méditerranée sous le nom de prud’homies”. Et le décret n°95-56 du 15 janvier 1993 a fixé les limites territoriales des prud’homies de pêches dans les eaux méditerranéennes de la frontière italienne à la frontière espagnole. En Espagne, des institutions similaires existent : les cofradias.

Le Conseil de Prud’hommes de Lyon

Supprimés sous la Révolution avec la loi Chapelier de 1791, les conseils de prud’hommes, comme nous les connaissons aujourd’hui, ont été réinventés le 18 mars 1806 par une loi promulguée par Napoléon 1er. Cette loi a été par la suite complétée par un décret le 3 juillet 1806. Le Conseil de Prud’homme de Lyon a été institué pour réorganiser l’économie lyonnaise et répondre à l’urgence d’une situation économique et sociale dépressive du fait des évènements révolutionnaires. A cette époque, il existaient de nombreux conflits entre les fabricants de soie et les ouvriers lyonnais aussi appelés “canuts”.

Cette institution est originale parce qu’elle est composée de magistrats non professionnels issus du monde du travail.  L’objectif principal est de négocier un accord à l’amiable, de concilier les intérêts des parties.

3 grandes questions animaient les autorités :

  • celle de la parité entre les catégories professionnelles représentées
  • celle d’une éventuelle démocratisation (colère de certains fabricants)
  • celle du mouvement ouvrier (qui commence à naître)

Dès 1830, l’institution s’exporte dans d’autres villes. Paris sera privé de conseil de prud’hommes jusqu’en 1844 par crainte de soulèvements incontrôlables de la population. En 1848, 75 villes possédaient des conseil de prud’hommes.

Plusieurs lois et amendements (1848, 1850 et 1853) ont tenté d’améliorer le procédé mais l’institution fut régulièrement critiquée soit par les fabricants, soit par les ouvriers.

La ville de lyon est aussi celle dans laquelle se trouve le plus de demenageur.

La IIIe République

Le véritable tournant sont les lois de 1905 et 1907 qui ont donné aux conseil de prud’hommes leur véritable indépendance en confirmant leur caractère électif et paritaire :

  • la loi de 1905 généralise l’institution et organise la juridiction d’appel
  • la loi de 1907 rend les femmes électrices aux prud’hommes (éligibles en 1908)

En 1979, la réforme Boulin généralise l’institution sur le plan géographique et sur le plan des branches d’activités étudiées. Et une mesure législative de 1982 réduira les mandats électoraux à 5 ans.

Il existe aujourd’hui 271 Conseils de Prud’hommes. La conciliation demeure l’objectif premier, le conseil est un lieu de négociation privilégié. Ces “tribunaux du travail”, comme on les appelle en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, demeurent originaux dans le paysage judiciaire français. Ils sont compétents pour tous litiges liés à un contrat de travail de droit privé et il s’agit de satisfaire les intérêts, non-plus des fabricants et des ouvriers, mais des salariés et des employeurs. Etant donné que la conciliation est le mot d’ordre, il n’est pas obligatoire d’avoir un avocat mais ce dernier reste utile si le désaccord perdure devant le bureau de jugement.

Pour en savoir plus:

8 Mars 2018 : Déclaration “paysannes de la Via Campesina”

Estándar

via campesinaJournée Internationale de lutte pour les droits des Femmes

(Harare, Zimbabwe, mars 2018) En ce 8 mars, Journée International des Femmes, nous, femmes de la Via Campesina, provenant de plusieurs organisations et de différentes formes de lutte, paysannes, indiennes, noires, métisses, pêcheuses, bergères, femmes issues du milieu urbain et rural, nous voulons apporter une salutation toute spéciale aux femmes du Monde, aux femmes qui luttent, qui se battent pour gagner leur pain, mais aussi leur participation politique, l’égalité, l’équité, pour que nous soyons reconnues comme la moitié des habitants de ce monde, ayant les mêmes droits que les hommes.

Nous témoignons de notre reconnaissance aux femmes qui luttent chaque jour et chaque instant pour mettre fin à la violence contre les femmes et contre tout être humain ; qui rompent le silence, qui font face à l’oppression capitaliste et structurelle et qui n’acceptent pas les formes patriarcales incrustées au sein des sociétés, lesquelles violent, discriminent, exploitent, oppressent et tuent quotidiennement. Nous sommes appelées à renforcer la campagne en cours « METTONS FIN À LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES », pour laquelle l’ensemble de la Via Campesina a réaffirmé son engagement lors de sa VII Conférence Internationale à Bilbao, en 2017.

[…]

>> 8 Mars 2018 : Journée Internationale de lutte pour les droits des Femmes

8 MARS EN ESPAGNE

Estándar

En Espagne, les femmes font grève pour « arrêter le monde »

Malgré des progrès considérables en vingt ans, les femmes espagnoles sont toujours payées près de 15 % de moins que leurs confrères masculins.

Manifestations de femmes le 8 mars à Pampelune, dans le nord de l’Espagne.

C’est déjà une victoire. Depuis que les mouvements sociaux et syndicaux ont appelé à la première « grève féministe » d’Espagne, jeudi 8 mars, la défense des droits des femmes fait la « une » de la presse, nourrit les débats politiques, s’est imposée dans l’activité législative.

Le parti de la gauche radicale Podemos a soumis, le 20 février, une proposition de loi sur l’égalité des revenus des femmes et des hommes et le Parti socialiste en a proposé une autre, le 7 mars, sur « l’égalité de traitement et de chances ». Plus symbolique, le parti libéral Ciudadanos, pourtant opposé à la grève qu’il juge « trop politisée », a annoncé le 7 mars la création d’un groupe de travail au Parlement catalan pour lutter contre « la fracture salariale, la co-responsabilité et la précarité dont souffrent les femmes ».

De son côté, le Parti populaire a dû rectifier sa position, après la polémique suscitée par plusieurs élues qui ont proposé de faire une « grève à la japonaise, en travaillant encore plus », en se disant « respectueux » des grévistes. Le PP a rappelé qu’il existe une loi qui interdit qu’un homme soit mieux payé qu’une femme à travail égal et qu’il a augmenté le congé paternité de treize jours à quatre semaines en 2017.

Mieux que la moyenne européenne

La situation de l’Espagne en matière des droits des femmes a progressé considérablement en vingt ans. La fracture salariale s’est réduite de 33 % depuis 2002, selon la Fondation des études d’économie appliquée (Fedea). Mais, selon les derniers chiffres d’Eurostat, à travail égal, elle se situe encore à 14,9 % (inférieure aux 16,3 % de la moyenne européenne).

Les mesures prises pour dénoncer les violences faites aux femmes et accompagner les victimes portent aussi leurs fruits, avec une baisse sensible du nombre de femmes décédées des mains de leur (ex-) compagnon. Les syndicats rappellent par ailleurs que les femmes occupent 62 % des CDD et 74 % des emplois à temps partiel, et que leur salaire moyen est inférieur de 23 % à celui des hommes.

« Il reste encore beaucoup à faire : les femmes ont les retraites les plus faibles, les emplois les plus précaires, elles réalisent encore l’essentiel des travaux domestiques, sont trop souvent questionnées quand elles posent plainte pour viol, et près de 1 000 ont été assassinées en quatorze ans », énumère Ruth Caravantes, porte-parole de la commission 8M, qui regroupent différents mouvements féministes, et a publié le manifeste d’appel à la grève qui propose de « stopper le monde» pour exiger « l’égalité des droits et des conditions de vie ».

Grève soutenue

Alors que l’Espagne a peu réagi au mouvement #metoo et n’a pas connu de mouvement similaire au #balancetonporc français, 82 % des Espagnols estiment que la grève est justifiée, selon un sondage paru dans le quotidien El Pais le 6 mars. « Le mouvement #metoo est le produit de nombreuses années de féminisme, tout comme cette grève », estime Mme Caravantes, pour qui « il ne suffit pas qu’il y ait de nouvelles lois, il faut transformer la société et cette grève est notre manière d’interpeller pour cela notre voisin, notre collègue, notre chef ou le gouvernement… La balle est à présent dans le camp de la société… »

Les syndicats minoritaires CNT et CGT, ainsi que le parti néocommuniste de la Gauche unie (IU) et Podemos soutiennent la grève de 24 heures convoquée par la commission 8M. Une grève à la fois des travailleurs, des étudiants, des soins (des enfants ou des personnes dépendantes) et de la consommation, dont le positionnement ouvertement anticapitaliste ne fait toutefois pas l’unanimité. Les syndicats majoritaires Commissions ouvrières (CCOO) et Union générale des travailleurs (UGT), soutenus par le PSOE, appellent quant à eux à des arrêts de travail de deux heures.

« Nous avons besoin de mesures du gouvernement et du patronat pour lutter de manière effective contre les inégalités salariales et professionnelles, faciliter la conciliation entre vie familiale et professionnelle ou valoriser le travail à la maison…, explique Lola Santillana, responsable de l’emploi et la qualification professionnelle pour les CCOO. Il faut que le gouvernement investisse dans des plans d’action et que des mesures coercitives avec sanction soient prises contre les entreprises qui ne respectent par l’égalité des travailleurs. »

Les médias responsables

En marge des partis et des syndicats, de nombreuses femmes se sont organisées avec leurs propres mots d’ordres. Artistes, scientifiques, universitaires ou journalistes, elles se sont unies au mouvement de grève. « Je pense qu’au fond, nous en avions marre de nous retenir de nous plaindre », résume Eva Belmonte, journaliste et porte-parole du mouvement L’arrêt des journalistes, dont le manifeste a été signé par plus de 7 000 femmes de la profession. « Nous avons les mêmes problèmes que le reste des femmes : les différences de salaire, l’accès restreint aux postes de direction, le harcèlement professionnel, la précarité, et nous en avons un autre, qui est la présence et la représentation des femmes dans les médias. Trop souvent, les médias culpabilisent les victimes d’agression sexuelle, trop peu de tribunes d’opinion sont confiées à des femmes, trop peu de places leur sont données dans les débats politiques. Notre mobilisation est une manière d’attirer l’attention des directeurs de médias sur ce problème. »

Près d’une centaine de rassemblements sont organisés dans la capitale espagnole, dont une grande manifestation à 19 heures. Tout comme à Barcelone et des dizaines de villes espagnoles. « La grève sera un succès si le 9, on continue d’en parler… », conclut Mme Santillana.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/08/en-espagne-les-femmes-font-greve-pour-arreter-le-monde_5267305_3214.html#SQpKJDX0LMj02OUR.99

À VOIR

LA JOURNÉE DES FEMMES, LE 8 MARS….

Estándar

C’est le grand jour… les femmes bougent, pour la première fois les espagnoles partent à la grève, aujourd’hui je vais essayer de donner des nouvelles sur toutes les manifestations qui vont avoir lieu en France, en Espagne et dans le monde.

Commençons par un tour du monde au féminin, à écouter et à lire, grâce à France Inter:

“Honneur aux femmes du monde, en cette journée internationale des droits de la femme”.
En Afrique du Sud, les patrons d’une entreprise de pari sportif appelée Topbet et située à Germiston ont choqué hier tout le pays en demandant aux jeunes femmes de l’équipe de se déshabiller entièrement à fin de vérification.
Du sang menstruel avait été trouvé dans les toilettes. Ils voulaient confondre la coupable, résultat : ils ont été virés, des plaintes pour harcèlement sexuel ont été déposées et ils risquent plusieurs années de prison. Dernier détail le grand patron de cette entreprise est une femme. C’est ballot !
En Turquie: une initiative particulièrement intéressante.
Ce sont les employées d’un restaurant de la province d’Eskisekir, dans le nord-ouest de la Turquie, qui ont eu l’idée d’arriver au travail couvertes de bleus et de blessures. Elles se sont tout bêtement maquillées : œil au beurre noir, coupures, contusions et même fausses plaies : toutes les employées ont forcé sur le maquillage histoire de protester contre les violences faites aux femmes avec le soutien de leur employeur.
Direction Moscou et le parlement russe, la Douma
Là aussi, c’est une affaire qui fait beaucoup de bruit. Cinq journalistes, dont une de la BBC, n’ont pas hésité cette semaine à dénoncer un député russe, Leonid Slutsky, pour son comportement déplacé et ses propos salaces à leur endroit. En Russie aussi on balance son porc. Mais le scandale est ailleurs : interrogé sur cette affaire, le président de la Douma a déclaré : « si les journalistes femmes se sentent menacées, elles n’ont qu’à changer de boulot ».
Pire : la présidente de la commission du Parlement russe Chargée des femmes a elle déclaré que le député Slutsky était un plaisantin, qu’il était chaleureux avec les femmes et que si elle voulait éviter les remarques, qu’elles s’habillent correctement !
En Chine, un hommage étudiant a mal tourné
Comme tous les ans, les étudiants chinois fêtent la journée de la femme avec des banderoles expliquant combien les femmes sont indispensables à leur vie et à celle de la nation. Cette année les étudiants pékinois de l’université de Tsinghua se sont surpassés : ils ont d’abord décidé de prendre de l’avance, pour l’effet de surprise, et de fêter le 8 mars, hier.
Ensuite, ils ont décidé de livrer des petits déjeuners eux-mêmes dans le dortoir des étudiantes. Et ce au petit matin. C’était mignon, certes, mais ils se sont fait dégager à coup de chaussures et de polochons : aucune des filles n’a sérieusement cru qu’ils étaient désintéressés et ensuite, parce que réveiller un dortoir entier à 5h30 du matin, c’est la baffe assurée.
On termine par l’Iran
Où l’on a appris hier la condamnation d’une des femmes qui, depuis plusieurs semaines, montent sur des bancs, des plots, des voitures et ce en pleine rue et retirent ostensiblement leur voile attendant de se faire arrêter.Elles sont une trentaine dans tout le pays à l’avoir fait. Que l’on sache. Et l’une d’entre elle a donc été condamnée à 24 mois de prison dont trois fermes pour avoir « encouragé la corruption morale » en public. Moi je lui dis : “Doset Daram ! Je t’aime !”
Pour écouter