LES FEMMES DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Estándar

Dans cette émission de “Secrets d’histoire” nous découvrirons les femmes qui ont eu un rôle important pendant la Révolution Française mais que nous ne connaissons quelque fois pas.

Anne Josèphe Théroigne de MéricourtTheroigne_de_Mericourt

  Née en 1762 à Marcourt dans l’ancienne principauté de Liège, correspondant aujourd’hui à la province de Luxembourg, Anne-Josèphe Théroigne rejoint les Jacobins, se revendique républicaine et s’oppose fermement aux royalistes et aux bourgeois – ces derniers estimant que le rôle de la femme est de rester au foyer, une vision qu’ell condamne fermement. La révolutionnaire prône au contraire l’égalité civile et politique pour les femmes. Une des premières féministes françaises, elle revendique le droit des femmes, nous laissant la phrase quif era histoire: « Brisons nos fers, il est temps enfin que les femmes sortent de leur honteuse nullité où l’ignorance, l’orgueil et l’injustice des hommes les tiennent asservies depuis si longtemps.

C’est elle aussi que nous retrouvons sur le célèbre tableau d’Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple. Conquérante, courageuse et engagée – tels sont les traits de caractère représentés dans l’œuvre désormais installée au Louvre qui conviennent parfaitement pour décrire le personnage historique d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt.

Olympe de Gouges

olympeMarie Gouze est née à Montauban dans une famille modeste En 1765, Marie Gouze se marie avec Louis Aubry, un officier de bouche de l’Intendant, avec qui elle aura, deux ans plus tard un enfant.  Après la mort de son époux intervenue peu après, elle part avec son fils s’installer à Paris, ne voulant pas tenir son rôle de bourgeoise provinciale.
Elle y devient une femme de lettres, publiant, à partir de 1780 des romans et des pièces de théâtre.

La Révolution Française donne à Olympe de Gouges l’occasion de montrer combien elle est en avance sur son temps. Face à l’Assemblée Constituante qui exclut les femmes des droits de cité, elle publie un texte qui est l’un des fondements du féminisme originel, “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne”. Elle y prône l’émancipation de la femme et l’égalité totale et inconditionnelle entre les deux sexes. Olympe de Gouges est considérée comme l’une des premières féministes. Dans d’autres écrits, elle s’en prend à l’esclavage et à la peine de mort.

Sur le plan politique, Olympe de Gouges soutient le roi Louis XVI, lors de son procès. Puis elle prend le parti des Girondins et publie des pamphlets contre Marat et Robespierre. Après la chute des Girondins, elle est accusée d’être l’auteur d’une affiche girondine. Arrêtée le 20 juillet 1793, elle est condamnée à mort et guillotinée le 3 novembre 1793.

Madame Roland Madame_Roland_Lambinet

La Révolution française a réveillé le peuple opprimé contre les injustices infligées depuis longtemps par les classes privilégiées. Beaucoup d’hommes et beaucoup de femmes se sont levés en armes,achevant ainsi l’ Ancien Régime qui avait soumis pendant des siècle le Tiers Etat. Mais dans les années de la révolution, il y a eu aussi des excès de violence qui ont conduit des milliers de citoyens à succomber à la feuille de «Madame Guillotine». Une de ses victimes était une femme qui a donné sa vie pour avoir défendu la liberté au côté des Girondins. Madame Roland est entrée dans l’histoire comme une révolutionnaire qui a fait de son salon le centre névralgique des rencontres de ses principaux protagonistes. La Terreur en a fait une menace contre les idées radicales défendues par les Jacobins. Et lui  a fait payé de sa vie avoir défendu la liberté.

Le 8 novembre, Mme Roland fut exécutée sur l’échafaud de la Place de la Révolution, actuelle Place de la Concorde. Avant de mourir, elle prononça ses mots célèbres et dramatiques: « O liberté, que de crimes on commet en ton nom !”

Charlotte de Corday

220px-Charlotte_CordayMarie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont est née dans une famille de nobles à Saint-Saturnin-des-Ligneries. Son père est un ancien lieutenant de l’armée royale et Charlotte est même issue de la famille de Corneille. Lorsque le père subit quelques soucis d’héritage, il décide de placer deux de ses filles à l’abbaye aux Dames, située à Caen. Charlotte et sa sœur cadette y resteront jusqu’en 1791. Passionnée de philosophie, elle aime lire et s’inspire, entre autres, de Rousseau ou encore Montesquieu. Elle est également très impliquée dans sa foi religieuse, à tel point qu’elle aurait considéré son exécution comme un « don de soi ». Après avoir de nouveau vécu auprès de son père, elle déménage à Caen en juin 1791 pour rejoindre sa tante Madame de Bretteville-Gouville. Elle a déjà des idées constitutionnelles très arrêtées, contrairement à la plupart des gens issus de sa catégorie, qui sont royalistes. Un événement majeur va l’indigner au plus haut point : après l’insurrection du 10 août et l’incarcération du roi Louis XVI, plusieurs suspects sont tués de manière totalement arbitraire. Le député Jean-Paul Marat se félicite d’ailleurs de ces massacres. Charlotte Corday, ainsi que de nombreux révolutionnaires, demeurent choqués de ces propos.

Après plusieurs réunions auprès de Girondins fugitifs, Charlotte réalise qu’elle souhaite combattre Marat, qui ne cesse de diffamer les Girondins et qui représente l’un de leurs pires ennemis. Se rendant à Paris, elle apprend que Marat est souffrant et ne sortira pas de chez lui. Elle décide alors le 13 juillet de lui faire parvenir un mot, lui proposant de lui révéler les complots qui se trament chez elle, à Caen. Dans le même temps, elle s’en va acheter un couteau chez le coutelier Badin, près du Palais-Royal. Elle cache ce dernier dans son corsage avant de se rendre chez Marat. Elle tue l’homme alors qu’il est dans son bain, en lui plantant le poignard dans le cœur. Lors de son procès, le 16 juillet 1793, elle est déclarée coupable et condamnée à la peine de mort. Elle est guillotinée le 17 juillet, sur la place de la Révolution. Contrairement à la plupart des meurtriers de rois ou personnalités politiques, Charlotte Corday était tout à fait saine d’esprit et son acte fut toujours revendiqué comme étant politique et réfléchi.

Vous y découvrirez aussi Thérèsa Tallien et Germaine de Staël…..

Responder

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Cerrar sesión /  Cambiar )

Google+ photo

Estás comentando usando tu cuenta de Google+. Cerrar sesión /  Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Cerrar sesión /  Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Cerrar sesión /  Cambiar )

w

Conectando a %s