Lili Boulanger: 100 ans de la mort d’un ange de la musique

Estándar

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Lili Boulanger voit le jour dans une famille de musiciens. Son père, Ernest Boulanger (1815-1900), est compositeur, premier grand prix de Rome en 1835, et professeur de chant au Conservatoire de Paris. Sa mère, née princesse Raïssa Ivanovna Mychetsky (ou Mychetskaya), est une cantatrice russe, originaire de Saint-Pétersbourg. L’ambiance familiale est donc propice à l’étude de la musique, art pour lequel la jeune Lili montre très tôt d’étonnantes dispositions. Dès six ans, elle sait déchiffrer les partitions — avant même de savoir lire — et étudie l’harmonie.

Elle est âgée de deux ans lorsque les premiers troubles de déficience immunitaire apparaissent avec une pneumonie intestinale. Dès lors, elle sera constamment malade. L’enfant reçoit à domicile l’enseignement d’éminents professeurs. Elle étudie, outre le piano, le violon, le violoncelle, la harpe et l’orgue. Elle s’essaie à la composition, encouragée par sa sœur Nadia, mais ne subsiste de ses œuvres de prime jeunesse qu’une Valse en mi majeur, composée en 1906.

En 1909, Lili Boulanger entre au Conservatoire de Paris dans la classe de images_034composition musicale de Paul Vidal. Elle concourt une première fois pour le prix de Rome en 1912, mais la maladie qui l’afflige l’oblige à se retirer de la compétition. Elle se présente l’année suivante et devient, en 1913, la première femme  à remporter le premier grand prix de Rome de composition musicale pour sa cantate Faust et Hélène (prix qu’elle partage néanmoins avec Claude Delvincourt, qui aida secrètement la jeune fille malade à orchestrer sa cantate).

images_084En 1914, Lili Boulanger part pour l’ Italie rejoindre les lauréats du prix de Rome  à l’ Académie de France à Rome, sous le directorat d’ Albert Besnard. Durant ce premier séjour de quatre mois — écourté par l’éclatement de la Première Guerre Mondiale—, elle entame la rédaction de ses trois Psaumes ainsi que sa Vieille prière bouddhique, œuvres qui ne seront complétées qu’en 1917.

En décembre 1915, grâce au soutien du Comité franco-américain du Conservatoire national de musique de de déclamation, elle fonde avec sa sœur Nadia la Gazette des Classes de Composition du Conservatoire, qui permet aux musiciens engagés dans la guerre d’échanger des nouvelles réciproques. 10 numéros seront publiés, jusqu’en  juin 1918. En 1918, elle dicte à sa sœur Nadia, sur son lit de mort, son ultime œuvre, le Pie Jesu. Atteinte de tuberculose intestinale, liée à la maladie de Crohn, Lili Boulanger meurt à l’âge de vingt-quatre ans le 15 mars 1918, précédant de dix jours Claude Debussy.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lili_Boulanger

Que toute chose qui respire
— que toutes les créatures et partout,
tous les esprits et tous ceux qui sont nés,
que toutes les femmes, que tous les hommes,
les Aryens, et les non-Aryens,
tous les dieux et tous les humains
et ceux qui sont déchus,
en orient et en Occident, au Nord et au Sud,
que tous les êtres qui existent
— sans ennemis, sans obstacles, surmontant la douleur
et atteignant le bonheur, puisse se mouvoir librement,
chacun dans la voie qui lui est destinée.

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