Des anniversaires en 2018…

Estándar

MAI

Le 3 marquera les 50 ans de l’intervention brutale de la police pour disperser quelques centaines d’étudiants protestataires réunis à la faculté de la Sorbonne à Paris.

L’élément déclencheur d’un mouvement de révolte étudiant, social et politique de grande ampleur : mai 68 !

1er mai 68 chronologie des événements – archive vidéo INA

https://www.youtube.com/watch?v=cjgSSSZuVbk

 Paris : janvier 1972.

Portrait du journal satirique et humoristique français Hara-Kiri, dont la devise “Bête et Méchant” reprend l’humour féroce de CAVANNA, du Professeur CHORON et de WOLINSKI.

La grande liberté de ton du journal lui a valu plusieurs interdictions de publication. Malgré celles-ci, dessinateurs, journalistes et chroniqueurs continuent de fronder face aux bien-pensants en prônant la provocation, la libre-pensée, la désobéissance civile et l’anarchie.

BÊTE ET MÉCHANT

http://rtspro.ch/rts/archive/view-archive/archiveid/16398

SEPTEMBRE

Le 4, la Ve République aura 60 ans.

https://www.youtube.com/watch?v=N4yQQHekb3Y

https://www.youtube.com/watch?v=xKgwfYkdBqE

https://www.youtube.com/watch?v=ySymHxWpnsQ

OCTOBRE

Le 1er marquera le 50e anniversaire de la première publicité à la télévision française.

histoire de la publicité à la télé française

https://www.youtube.com/watch?v=wlbgy1wA9ow

Première publicité française

https://www.youtube.com/watch?v=A9Nj55VyUSE

Le 9, cela fera 40 ans que JACQUES BREL nous a quittés.

Jacques Brel – Légende (Documentaire France3 – 2005)

https://www.youtube.com/watch?v=L5OFfO5uYHI

Je m’appelle Jacques Brel (Documentaire France5 – 1997)

https://www.youtube.com/watch?v=frW_uR6Kfy4

Une maison, un artiste (Documentaire France 5- Août 2015)

Le 16, vous reverrez sans doute sur les écrans l’image de TOMMIE SMITH et JOHN CARLOS, médaillés, qui levaient le poing pour protester contre la discrimination raciale lors des JO de Mexico. Elle aura 50 ans.

Jeux de Mexico 1968 – Le poing levé

https://www.youtube.com/watch?v=DSomt3txGBo

 

NOVEMBRE

8 novembre 1998: disparition de l’acteur français Jean Marais. Retour en images sur un acteur qui, de Lucino Visconti à Jacques Demy, a tourné parmi les plus belles pages du cinéma français, notamment sous la direction de Jean Cocteau.

L’éternel retour

http://rtspro.ch/rts/archive/view-archive/archiveid/14177

Qui était Jean Marais ? | Archive INA

DÉCEMBRE

Le 10, cela fera 70 ans que les Nations Unies ont adopté au palais de Chaillot à Paris la Déclaration universelle des droits de l’homme.

La déclaration universelle des droits de l’homme

https://www.youtube.com/watch?v=AFmGZy4JXxc

Les droits humains en deux minutes

https://www.youtube.com/watch?v=7LWPkn1kQs4

 

 

 

 

Le muguet et le 1er mai

Estándar

Le muguet du 1er mai, fleur du bonheur et du travail.

muguetLa plante herbacée est devenue l’emblème de la fête du Travail, le 1er mai. Mais d’où viennent cette fleur en forme de clochettes et cette tradition désormais ancrée dans notre calendrier ?

Le muguet (convallaria majalis) ou « muguet de mai », appelé aussi « lis des vallées », est une plante herbacée et vivace de la famille des Liliacées. Originaire du Japon, on le trouve aujourd’hui dans de nombreuses zones tempérées de l’hémisphère nord : en France (excepté dans le pourtour méditerranéen) et dans le reste de l’Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

Ses fleurs en forme de petites clochettes sont disposées le long d’une hampe unique, et toutes tournées du même côté. Autour d’elles, deux feuilles se dressent, parfois trois. La floraison du muguet est plutôt brève, de l’ordre de 3 à 4 semaines entre avril et juillet.
Ses grelots sont généralement blancs, parfois rosés (c’est le cas pour la variété ‘Rosea’), et offrent un parfum suave, légèrement musqué. Une fois la floraison passée et jusqu’au mois d’octobre, la fleur est remplacée par un fruit sous la forme d’une petite baie rouge. Le muguet se multiplie facilement grâce à son rhizome, appelé « griffe ».

Surveillez enfants et animaux : le muguet est classé parmi les plantes à haute toxicité ! Il contient de la convallarine, un puissant stéroïdien dont les effets sont proches de ceux de la digitaline… Son ingestion provoque vomissements, douleurs abdominales et problèmes cardiaques pouvant entraîner la mort.

Si vous offrez un brin comportant 13 clochettes, vous adresserez au destinataire des vœux de félicité éternelle…

Elle s’offre chaque année en pot ou petites bottes. La fleur aux clochettes blanches carillonne tous les 1er mai dans la rue et les salons à l’occasion de la Fête du Travail.

De l’ancien français musc, lui-même emprunté au grec muskos, soit du sanskrit soit de l’iranien muska «testicule», le muguet cultive dès la Grèce antique, la réputation d’être une fleur divine. Selon la légende, le dieu des arts Apollon aurait tapissé la terre du mont Parnasse de muguets, afin que ses muses ne s’abîment pas les pieds en gravissant sa pente.

Mythes et légendes

 Dans la Rome antique, si la fleur ne sert pas de tapis douillet, elle donne toutefois lieu à des célébrations. Des festivités en l’honneur de la déesse des fleurs Flora qui atteignaient leur apogée le 1er mai.

À l’instar des Celtes. Selon les versions, le peuple se réunissait autour d’un arbre pour danser et chasser les esprits malfaisants, conférant ainsi au muguet, des vertus de porte-bonheur.muguet 2

De symbole de douceur et de félicité, le muguet fleurira également dans la tradition catholique comme l’emblème du renouveau et de la vie.

Nathalie Chahine rappelle deux de ces récits dans Son petit livre du langage des fleurs (Chêne). Le premier trouve ses racines dans le culte à la vierge Marie, dont les larmes versées au pied de la Croix ont donné naissance aux clochettes blanches. Le second fait référence au jardin d’Éden. «Ce sont les larmes versées par Ève en le quittant qui seraient à l’origine de la création du muguet», raconte l’auteur. Une manière d’insuffler de la théologie dans le paganisme latent du muguet, comme ce fut le cas pour la Chandeleur, le sapin de Noël.

Durant l’ère médiévale, le muguet devient un symbole d’amour. On l’accroche au-devant des portes pour obtenir de son Roméo un doux baiser. Si la fleur aux clochettes est déjà bien connue des ménages, il faut toutefois attendre Charles IX, pour la voir véritablement fleurir dans les usages. En 1560, le roi est en visite avec sa mère Catherine de Médicis dans la Drôme. Il reçoit de la part du chevalier Louis de Girard de Maisonforte un brin de muguet. Ravi par cette petite pousse, il décide l’année suivante d’en distribuer aux dames de sa cour en guise de porte-bonheur. La tradition était née.

Ou presque. Il faudra encore patienter le temps de quelques potins et bons mots pour que l’usage l’adopte. Notons par exemple l’anecdote musicale du 1er mai 1895. Ce jour-là, le chanteur Felix Mayol, (créateur de Viens, Poupoule!) débarque à Paris, pour la première d’une série de concerts. Afin de lui porter chance, son amie Jenny Cook, décide de lui offrir un bouquet de muguet dont il porte quelques brins à sa boutonnière. Une superstition payante. Le spectacle est un succès et Mayol décide alors de faire de cette fleur l’emblème du bonheur. Tout comme ses fans.

Si la musique joua un rôle important dans la légende du muguet, la mode ne fut pas en reste. En 1900, les grands couturiers parisiens offrent, à l’occasion d’une grande fête, à chaque femme un brin de muguet. Une idée charmante pour les couturières qui choisiront dès lors, d’en donner chaque année à leurs clientes.

Le 1er mai et le muguet

automotivatorLe 1er mai 1886 à Chicago, les syndicats américains mirent en marche un mouvement revendicatif dans le but de réclamer la journée de huit heures de travail. Malgré plusieurs actions et des dizaines de morts, leur requête ne fut pas entendue.

En 1889 à Paris, le Congrès de la IIe Internationale Socialiste entra à son tour dans la lutte pour la réduction du temps de travail. Le 1er mai fut alors désigné comme journée de revendication, en souvenir des événements de Chicago. Le combat ne fut pas vain : le traité de Versailles adopta la journée de huit heures de travail.
En 1941 sous l’Occupation, le maréchal Pétain déclara le 1er mai « Fête du Travail et de la concorde sociale » afin de rallier les ouvriers au gouvernement de Vichy. Le jour devint férié, chômé et payé. L’églantine rouge, jusque-là symbole des contestations du 1er mai et du socialisme, fut alors remplacé par le muguet, en fleur à cette période de l’année.
Cette mesure du 1er mai comme jour férié fut reprise en 1947 après la guerre par le gouvernement issu de la Libération.
Aujourd’hui, le muguet est plus que jamais la fleur du 1er mai, autant pour sa portée politique que pour ses vertus porte-bonheur. Et ce jour-là dans la rue, chacun a le droit de vendre des brins de muguet !

Vous en avez plus:

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/2018/05/01/37002-20180501ARTFIG00007-le-muguet-du-1er-mai-fleur-du-bonheur-et-du-travail-selon-petain.php

https://blog.interflora.fr/fiches-fleurs/muguet/

https://www.lci.fr/societe/fete-du-travail-tradition-muguet-1er-mai-2018-pourquoi-offrir-des-brins-1500130.html

 

Lili Boulanger: 100 ans de la mort d’un ange de la musique

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Lili Boulanger voit le jour dans une famille de musiciens. Son père, Ernest Boulanger (1815-1900), est compositeur, premier grand prix de Rome en 1835, et professeur de chant au Conservatoire de Paris. Sa mère, née princesse Raïssa Ivanovna Mychetsky (ou Mychetskaya), est une cantatrice russe, originaire de Saint-Pétersbourg. L’ambiance familiale est donc propice à l’étude de la musique, art pour lequel la jeune Lili montre très tôt d’étonnantes dispositions. Dès six ans, elle sait déchiffrer les partitions — avant même de savoir lire — et étudie l’harmonie.

Elle est âgée de deux ans lorsque les premiers troubles de déficience immunitaire apparaissent avec une pneumonie intestinale. Dès lors, elle sera constamment malade. L’enfant reçoit à domicile l’enseignement d’éminents professeurs. Elle étudie, outre le piano, le violon, le violoncelle, la harpe et l’orgue. Elle s’essaie à la composition, encouragée par sa sœur Nadia, mais ne subsiste de ses œuvres de prime jeunesse qu’une Valse en mi majeur, composée en 1906.

En 1909, Lili Boulanger entre au Conservatoire de Paris dans la classe de images_034composition musicale de Paul Vidal. Elle concourt une première fois pour le prix de Rome en 1912, mais la maladie qui l’afflige l’oblige à se retirer de la compétition. Elle se présente l’année suivante et devient, en 1913, la première femme  à remporter le premier grand prix de Rome de composition musicale pour sa cantate Faust et Hélène (prix qu’elle partage néanmoins avec Claude Delvincourt, qui aida secrètement la jeune fille malade à orchestrer sa cantate).

images_084En 1914, Lili Boulanger part pour l’ Italie rejoindre les lauréats du prix de Rome  à l’ Académie de France à Rome, sous le directorat d’ Albert Besnard. Durant ce premier séjour de quatre mois — écourté par l’éclatement de la Première Guerre Mondiale—, elle entame la rédaction de ses trois Psaumes ainsi que sa Vieille prière bouddhique, œuvres qui ne seront complétées qu’en 1917.

En décembre 1915, grâce au soutien du Comité franco-américain du Conservatoire national de musique de de déclamation, elle fonde avec sa sœur Nadia la Gazette des Classes de Composition du Conservatoire, qui permet aux musiciens engagés dans la guerre d’échanger des nouvelles réciproques. 10 numéros seront publiés, jusqu’en  juin 1918. En 1918, elle dicte à sa sœur Nadia, sur son lit de mort, son ultime œuvre, le Pie Jesu. Atteinte de tuberculose intestinale, liée à la maladie de Crohn, Lili Boulanger meurt à l’âge de vingt-quatre ans le 15 mars 1918, précédant de dix jours Claude Debussy.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lili_Boulanger

Que toute chose qui respire
— que toutes les créatures et partout,
tous les esprits et tous ceux qui sont nés,
que toutes les femmes, que tous les hommes,
les Aryens, et les non-Aryens,
tous les dieux et tous les humains
et ceux qui sont déchus,
en orient et en Occident, au Nord et au Sud,
que tous les êtres qui existent
— sans ennemis, sans obstacles, surmontant la douleur
et atteignant le bonheur, puisse se mouvoir librement,
chacun dans la voie qui lui est destinée.

Le travail des femmes pendant la Première Guerre Mondiale

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Pendant que les hommes étaient sur les champs de bataille, les femmes résistaient, tant bien que mal, sur d’autres champs qui changeront la société occidentale.

La lutte dans le foyer, l’industrie naissante, l’agriculture et sur le front en tant qu’infirmière (les femmes médecins n’étaient pas admises dans les hôpitaux militaires) fût aussi importante que celle des hommes pendant la Grande Guerre.

Mères, épouses, filles et soeurs changèrent leurs métiers de femmes au foyer ou de service domestique pour remplacer, dans les laboratoires, ateliers et usines, les hommes partis sur le front.

L’activité humanitaire

Avec la création, le 21 août 1914, de l’Agence Internationale des Prisonniers de Guerre, par la Comission Internationale de la Croix Rouge, plus de 3.000 personnes viendront en aide aux militaires y civiles blessés en guerre grâce aux services sanitaires et aideront de nombreuses familles séparées à cause de la guerre à reprendre contact.

L’infirmerie devint donc une profession bien accueuillie entre les nombreuses femmes volontaires de classes aisées des pays alliés aussi bien que des puissances centrales.

Professionnelles ou volontaires, elles furent destinées aux hôpitaux de campagne où leur labeur fût incontestable et où elles reçoivent le nom d’Anges Blancs.

Le compromis humanitaire de ces femmes traversa les frontières. Elsie Inglis, suffragette britannique y doctoresse de l’École de Médecine pour la femme d’Édimbourg, réussit à établir des unités médicales équipées par un grand personnel féminin sur le front occidental, service que sút profiter le gouvernement français, mais pas le britannique qui ne l’acceptait guère.

Après la Guerre, certaines infirmières volontaires sont devenues avec le temps de célèbres écrivaines, artistes et pionnères telles que Vera Brittain, Agatha Cristie, E.M. Delafield et Amelia Earhart qui, grâce à leurs oeuvres et récits soulignèrent la face humaine de la guerre.

Les champs, les usines, la police aux mains des femmes

Les femmes ont laissé leurs occupations traditionnelles pour prendre la place des hommes partis sur le front. Nous les retrouvons dans les champs, les laboratoires, les entreprises, les usines, les transports ainsi que les institutions policières des villes.

Les femmes réalisaient le même travail que les hommes néanmoins elles étaient moins payées. Et bien que le gouvernement français ait décrété en 1917 que, aussi bien hommes que femmes soient payés par pièce achevée, le salaire des femmes n’a jamais égalé celui des hommes.

En France, en Angleterre et en Allemagne, plus d’un million de femmes fûrent embauchées pour réaliser des métiers traditionnellement masculins.

Le suffrage féminin

Le droit de vote féminin fût reconnu à la fin de la guerre. Bien que le mouvement féministe eut vécu une pause pendant la guerre, celle-ci fût cruciale pour prouver les capacités des femmes qui furent reconnues dans les mêmes conditions que les hommes.

La lutte constante pour le droit de vote et la revendication de leurs droits sociaux, politiques et économiques est un processus qui a vu son origine au XIXº siècle et qui a abouti après la Grande Guerre. Cela va générer un tournant de la société ainsi que dans la manière de penser des milliers d’hommes et de femmes qui revenaient de la guerre. Une nouvelle réalité s’ouvrait à leurs yeux: Des femmes plus fortes et indépendantes!

Je vous laisse avec ces images qui nous illustrent le travail des femmes pendant la Grande Guerre, et avec des commentateurs un peu singuliers!

 

LES FEMMES DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

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Dans cette émission de “Secrets d’histoire” nous découvrirons les femmes qui ont eu un rôle important pendant la Révolution Française mais que nous ne connaissons quelque fois pas.

Anne Josèphe Théroigne de MéricourtTheroigne_de_Mericourt

  Née en 1762 à Marcourt dans l’ancienne principauté de Liège, correspondant aujourd’hui à la province de Luxembourg, Anne-Josèphe Théroigne rejoint les Jacobins, se revendique républicaine et s’oppose fermement aux royalistes et aux bourgeois – ces derniers estimant que le rôle de la femme est de rester au foyer, une vision qu’ell condamne fermement. La révolutionnaire prône au contraire l’égalité civile et politique pour les femmes. Une des premières féministes françaises, elle revendique le droit des femmes, nous laissant la phrase quif era histoire: « Brisons nos fers, il est temps enfin que les femmes sortent de leur honteuse nullité où l’ignorance, l’orgueil et l’injustice des hommes les tiennent asservies depuis si longtemps.

C’est elle aussi que nous retrouvons sur le célèbre tableau d’Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple. Conquérante, courageuse et engagée – tels sont les traits de caractère représentés dans l’œuvre désormais installée au Louvre qui conviennent parfaitement pour décrire le personnage historique d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt.

Olympe de Gouges

olympeMarie Gouze est née à Montauban dans une famille modeste En 1765, Marie Gouze se marie avec Louis Aubry, un officier de bouche de l’Intendant, avec qui elle aura, deux ans plus tard un enfant.  Après la mort de son époux intervenue peu après, elle part avec son fils s’installer à Paris, ne voulant pas tenir son rôle de bourgeoise provinciale.
Elle y devient une femme de lettres, publiant, à partir de 1780 des romans et des pièces de théâtre.

La Révolution Française donne à Olympe de Gouges l’occasion de montrer combien elle est en avance sur son temps. Face à l’Assemblée Constituante qui exclut les femmes des droits de cité, elle publie un texte qui est l’un des fondements du féminisme originel, “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne”. Elle y prône l’émancipation de la femme et l’égalité totale et inconditionnelle entre les deux sexes. Olympe de Gouges est considérée comme l’une des premières féministes. Dans d’autres écrits, elle s’en prend à l’esclavage et à la peine de mort.

Sur le plan politique, Olympe de Gouges soutient le roi Louis XVI, lors de son procès. Puis elle prend le parti des Girondins et publie des pamphlets contre Marat et Robespierre. Après la chute des Girondins, elle est accusée d’être l’auteur d’une affiche girondine. Arrêtée le 20 juillet 1793, elle est condamnée à mort et guillotinée le 3 novembre 1793.

Madame Roland Madame_Roland_Lambinet

La Révolution française a réveillé le peuple opprimé contre les injustices infligées depuis longtemps par les classes privilégiées. Beaucoup d’hommes et beaucoup de femmes se sont levés en armes,achevant ainsi l’ Ancien Régime qui avait soumis pendant des siècle le Tiers Etat. Mais dans les années de la révolution, il y a eu aussi des excès de violence qui ont conduit des milliers de citoyens à succomber à la feuille de «Madame Guillotine». Une de ses victimes était une femme qui a donné sa vie pour avoir défendu la liberté au côté des Girondins. Madame Roland est entrée dans l’histoire comme une révolutionnaire qui a fait de son salon le centre névralgique des rencontres de ses principaux protagonistes. La Terreur en a fait une menace contre les idées radicales défendues par les Jacobins. Et lui  a fait payé de sa vie avoir défendu la liberté.

Le 8 novembre, Mme Roland fut exécutée sur l’échafaud de la Place de la Révolution, actuelle Place de la Concorde. Avant de mourir, elle prononça ses mots célèbres et dramatiques: « O liberté, que de crimes on commet en ton nom !”

Charlotte de Corday

220px-Charlotte_CordayMarie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont est née dans une famille de nobles à Saint-Saturnin-des-Ligneries. Son père est un ancien lieutenant de l’armée royale et Charlotte est même issue de la famille de Corneille. Lorsque le père subit quelques soucis d’héritage, il décide de placer deux de ses filles à l’abbaye aux Dames, située à Caen. Charlotte et sa sœur cadette y resteront jusqu’en 1791. Passionnée de philosophie, elle aime lire et s’inspire, entre autres, de Rousseau ou encore Montesquieu. Elle est également très impliquée dans sa foi religieuse, à tel point qu’elle aurait considéré son exécution comme un « don de soi ». Après avoir de nouveau vécu auprès de son père, elle déménage à Caen en juin 1791 pour rejoindre sa tante Madame de Bretteville-Gouville. Elle a déjà des idées constitutionnelles très arrêtées, contrairement à la plupart des gens issus de sa catégorie, qui sont royalistes. Un événement majeur va l’indigner au plus haut point : après l’insurrection du 10 août et l’incarcération du roi Louis XVI, plusieurs suspects sont tués de manière totalement arbitraire. Le député Jean-Paul Marat se félicite d’ailleurs de ces massacres. Charlotte Corday, ainsi que de nombreux révolutionnaires, demeurent choqués de ces propos.

Après plusieurs réunions auprès de Girondins fugitifs, Charlotte réalise qu’elle souhaite combattre Marat, qui ne cesse de diffamer les Girondins et qui représente l’un de leurs pires ennemis. Se rendant à Paris, elle apprend que Marat est souffrant et ne sortira pas de chez lui. Elle décide alors le 13 juillet de lui faire parvenir un mot, lui proposant de lui révéler les complots qui se trament chez elle, à Caen. Dans le même temps, elle s’en va acheter un couteau chez le coutelier Badin, près du Palais-Royal. Elle cache ce dernier dans son corsage avant de se rendre chez Marat. Elle tue l’homme alors qu’il est dans son bain, en lui plantant le poignard dans le cœur. Lors de son procès, le 16 juillet 1793, elle est déclarée coupable et condamnée à la peine de mort. Elle est guillotinée le 17 juillet, sur la place de la Révolution. Contrairement à la plupart des meurtriers de rois ou personnalités politiques, Charlotte Corday était tout à fait saine d’esprit et son acte fut toujours revendiqué comme étant politique et réfléchi.

Vous y découvrirez aussi Thérèsa Tallien et Germaine de Staël…..

LE SLAM

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Le slam est une poésie orale, urbaine, déclamée dans des espaces publics (la rue, les bars, les cafés, les théâtres ou le web). Le Slam est parlé sur un rythme scandé.

En anglais, Slam Poetry dérive du verbe « to slam » signifiant « claquer ». Les scènes slam prennent la forme ludique d’une rencontre , impliquant une participation du public.

Né d’une idée du poète américain Marc Smith en 1986 dans le but de rendre les lectures de poèmes à la fois moins élitistes et moins ennuyeuses, le slam prévoit des règles minimales, laissant une grande liberté aux poètes à l’intérieur de ces règles de base.

Les premiers événements de slam européens apparaissent en 1993 en Europe.

En France, le slam, en tant que genre ou scène spécifique, n’apparaît que dans les années 1990, et plus particulièrement en 1995 avec la réunion d’un noyau dur (Nada, Joël Barazer, MC Clean,Pilote le Hot) mêlant poètes et « performeurs » dans un bar de Pigalle, le Club.

Au Club, les tournois de slam de poésie amènent divers poètes à déclamer leurs textes, et se voient octroyer des scores par un jury composé de diverses personnes du public pour la première fois à Paris.

En 1997, Pilote le Hot développe le mouvement à La Flèche d’or.

En 1998, l’exposition médiatique du film Slam de Marc Levin coïncide avec la découverte du mouvement dans l’hexagone et plus particulièrement dans la capitale où se crée un premier cercle d’initiés. À la suite de la fermeture du Club Club, ce n’est plus un lieu qui unit les « activistes » mais bien une nouvelle forme artistique qui constitue un nouveau terrain de jeu pour partager leurs textes en public.

Le plus actif du noyau du début, Pilote le Hot est le premier à mettre sur pied des « scènes slam » dans l’est parisien.

En France, une confusion existe sur le terme de slam, parfois utilisé pour désigner une simple scène ouverte de lecture de poèmes, c’est-à-dire du « spoken word ». Le mouvement slam se développe donc en France sous la forme originelle des tournois mais également sous la forme de scènes ouvertes (sans tournois).

Le mouvement slam se limite encore surtout à Paris et à sa banlieue : prenant appui sur un tissu associatif local, le modèle parisien commence tout juste à se délocaliser ; il s’étendra toutefois très rapidement à la province dans des villes culturellement dynamiques (Reims, Nantes, Lille, Rennes, Tours, Poitiers…).

DES  SLAMMEURS FRANÇAIS

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Gaël Faye

Né au Burundi, d’un père français et d’une mère rwandaise, Gaël Faye est un artiste complet, qui revendique clairement ses origines dans des morceaux puissants et engagés. Surnommé Picaflore, ce slammeur et rappeur arrive en France en 1995, contraint de quitter son pays natal à cause de la guerre.

Jeune prodige de la musique, Gaël Faye enregistre des premiers morceaux à l’âge de 16 ans.

En 2004, Gaël Faye évoque ses origines à travers sa musique, dans une pièce de slam créée autour du génocide rwandais.

En ressort un collectif de slammeurs : Chant d’encre. Il y rencontre Edgar Sekloka (aka Le sucre) avec qui il va entamer une longue collaboration artistique, à travers le groupe Milk Coffee & Sugar (MC’S).

Dans son dernier album, Pili Pili sur un croissant au beurre, Gaël Faye évoque son enfance au Burundi, son arrivée en France, son exil. On y retrouve les artistes invités Ben l’Oncle Soul, Bonga et Tumi Molekane.
En savoir plus sur https://www.agendaculturel.fr/gael-faye#WB3Tg7xkEkEGt1JP.99

 

 

Grand Corps MaladeGRAND CORPS

De son vrai nom, Fabien Marsaud, Grand Corps Malade s’intéresse très tôt à la musique. Il débute sa carrière en 2003 aux côtés de John Pucc’Chocolat et du collectif 129HG avec qui il devient un activiste des scènes slam. Parallèlement, il fonde l’association Flow d’Encre afin d’animer des ateliers d’écritures/slam auprès des municipalités, centres sociaux, établissements scolaires…

C’est en 2006 que sort l’album Midi 20 qui se vend à plus de 600 000 exemplaires. Il sera récompensé par deux Victoires de la Musique. C’est deux ans plus tard que sort son second album, Enfant de la Ville, il commence alors une tournée de 130 concerts à travers la France mais aussi le Liban, l’Italie, le Mali… En juillet de la même année, il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres.

Il sort 3ème temps son troisième album en 2010, puis Funambule en 2013.

En savoir plus sur https://www.agendaculturel.fr/grand-corps-malade#ssdOdHCif3rh8V2M.99

https://youtu.be/KxzUCFwx52A

 

Abd Al Malik

Abd al Malik est un chanteur français d’origine congolaise. Il s’installe à Strasbourg aABDu début des années 80 avec sa famille puis sombre très rapidement dans la délinquance. Suite à la bienveillance d’une de ses enseignante, il se dirige vers des études de philosophie et de lettres classiques.

Il fonde à cette époque le groupe de rap N.A.P avec son grand-frère et son cousin. Son style musical mélange rap, jazz et slam et ses paroles cherchent à mettre en valeur des textes forts. En 2008, il est fait Chevalier des Arts et des Lettres par Christine Albanel, alors ministre de la Culture.

Abd Al Malik est également écrivain. Son dernier album, Château Rouge, est sorti en 2010.

En savoir plus sur https://www.agendaculturel.fr/abd-al-malik#wCbfyKWfZUWxb7Ze.99

https://youtu.be/3POfpLAuSGY

Ina Sané & The Soul Slam BandINSA

Bien que né à Dakar, Insa Sané vit en France depuis ses six ans. Dès 1993, le jeune artiste commence à rapper et à slammer, au sein du groupe Od’As, qu’il créé avec plusieurs MC. Le groupe se sépare néanmoins l’année suivante, ce qui pousse Insa Sané a créé une seconde formation 3K2N, qui deviendra par la suite le Collectif Guérilla. Dès la fin des années 90, le collectif se consacre entièrement au slam, et se fait connaître partout en France.

Depuis cette époque, Insa Sané a exploré bien des horizons, devenu comédien dans le Théâtre du voile déchiré, puis dans le film de Voisins, voisines, de Malik Chibane. Il a également écrit plusieurs ouvrages.

En 2008, entouré de son nouveau collectif, le Soul Slam Band, Insa Sané a sorti l’album Du plomb dans le crâne, avant d’entamer une tournée à travers la France.

En savoir plus sur https://www.agendaculturel.fr/insa-sane-et-the-soul-slam-band#O5j2mFErzvB047LP.99

 

 

Et bien d’autres comme Kwal, Oncle Slam, Ahamada Smis, Nevché…… je vous laisse continuer.

Les maisons insolites de Paris

Estándar

Grâce à ce documentaire nous allons decouvrir une dizaines de maisons bien particulières, nous commencerons par:

La pagode

Dans les alentours de 1920, M. Loo, antiquaire,  fit construire une pagode pour y installer sa gallerie d’art chinois avec laquelle il a fait fortune.

Maintenant elle appartient  à la barronne allemande Jacqueline Von Hammerstein, oú elle habite après un an de restauration.

Dans le jardin des plantes, nous trouvons la ménagerie.

Gérard et Danielle, soignants des animaux de la ménagerie habitent une petite maison au fond du parc. Pour eux c’est comme habiter à la campagne en plein coeur de Paris.

Entrepôts: XIXº : Les chais de  Bercy

Le vin est été acheminé par bateaux et par rails à Paris et les chais de Bercy sont devenus le centre de vente de vins du pays.

Jean Paul Favand en est le propiétaire depuis plus de 20 ans.

Il a fait d’un des chais sa maison remplie de curiosités qui culminent par la collection d’attractions de fête foraine qui remplissent les 18.000m2 de chais.

Nous verons aussi ….

  • Une maison sur les toits de Paris
  • Un air de campagne ….
  • D’hôtel particulier à logements sociaux…
  • Un hôpital abandonné…
  • Un ancien pavillon de l’exposition universelle 1900, la magie de Eiffel.
  • Montmartre, l’appartement le plus haut de Paris.

LA FINALE – FILM 2018

Estándar

(AFP) – Deux ans après son dernier rôle, Thierry Lhermitte crève l’écran en grand-père atteint d’Alzheimer dans “La Finale”, comédie dramatique en forme de road-movie dans laquelle il prend à contre-pied son éternelle image de charmeur au comique aigre-doux.

“Je me suis régalé à jouer ce personnage un peu beauf qui passe son temps à dire des conneries, mais aussi à interpréter ce doute permanent dans lequel le place la maladie”, confiait à l’AFP le comédien au festival de l’Alpe d’Huez. Le film de Robin Sykes a reçu le Grand prix de ce festival en janvier.

SINOPSIS

Casquette sur la tête, pantoufles au pied et regard vide, l’acteur de 65 ans interprète Roland, ancien restaurateur contraint de vendre sa brasserie et de quitter Paris après qu’un drame à son domicile a confirmé sa maladie.

Accueilli à Lyon chez sa fille, ce féru de sport un brin raciste et misogyne est méprisé par son gendre autant que par ses petits-enfants, dont il s’est très peu occupé. Dans la maison familiale, il ne reconnaît pas toujours ses proches, frappé de trous de mémoire, et occupe son quotidien avec des escapades au bureau de tabac.

Mais à la faveur d’un concours de circonstances, il est embarqué par son petit-fils Jean-Baptiste – attendu pour disputer une finale nationale de basket à Paris – dans un road-trip à rebondissements qui va les rapprocher.

Drôle, émouvant et subtilement écrit, le premier film de Robin Sykes interroge avec tendresse la question des liens familiaux, incarnée avec brio par le duo que Thierry Lhermitte forme avec le jeune Rayane Bensetti, qui joue son petit-fils.

Inspiré par un vrai malade

“Ayant eu quelqu’un dans ma famille qui avait Alzheimer, je me suis retrouvé confronté à des situations parfois cocasses. Je me suis dit que c’était un bon départ de comédie. J’ai voulu apporter un regard positif et tendre sur une maladie grave et dramatique”, souligne Robin Sykes, qui a débuté l’écriture du film il y a trois ans après la réalisation avortée d’un thriller.

“En voyant Thierry dans son dernier film, je me suis dit qu’il avait un potentiel énorme pour ce rôle. Je cherchais justement quelqu’un avec son allure, sa prestance, son panache et son énergie.”

Le cinéaste a laissé le comédien investir le personnage durant les sept semaines du tournage. “Il a pas mal travaillé dans son coin la démarche, la silhouette, le verbe. Avoir un tel acteur pour un premier film, c’est un cadeau.”

Pour préparer son rôle, Thierry Lhermitte est allé à la rencontre du père d’un ami, atteint d’Alzheimer au même stade que son personnage. Il dit avoir été “inspiré” par sa description de la maladie.

“Au cours de nos échanges, j’ai perçu l’état d’esprit de doute avec lequel il vit et avec quelle discipline il s’attache à toujours répondre avec assurance, même si c’est n’importe quoi, aux questions qu’on lui pose, pour ne pas paraître complètement largué”, raconte-t-il.

“J’ai aussi fait lire le scénario du film, qui m’avait beaucoup plu, à des gens concernés par cette maladie. Tous m’ont confirmé qu’il était tout à fait crédible.”

Plus rare à l’écran depuis une décennie, Thierry Lhermitte confie qu’on lui propose “toujours autant de conneries et beaucoup moins de projets intéressants”.

Sa dernière apparition au cinéma remontait à 2016. L’acteur culte des “Bronzés” figurait au casting de “Ma famille t’adore déjà”, comédie de Jérôme Commandeur, et de “La Nouvelle Vie de Paul Sneijder”, de Thomas Vincent.

POUR ÉCOUTER

Thierry Lhermitte est l’invité de La Bande Originale à l’occasion de la sortie au cinéma de “La Finale” mercredi 21 mars, et réalisé par Robin Sykes.

https://www.franceinter.fr/emissions/la-bande-originale/la-bande-originale-20-mars-2018

 

17h15… c’est le printemps!

Estándar

Le printemps et Pâques

 LAPIN PAQUESAvec l’équinoxe de  printemps arrive la fête de Pâques.  On fête la renaissance de la vie, la force nouvelle de la nature.

Pour le christianisme qui rejette toute croyance païenne, il remplace ce renouveau par la résurrection du Christ.

Un peu d’histoire étymologique,  Pâques dérive del l’hébreu “Pessa’h” qui signifie le passage, en allemand “ostern”, en anglais “easter”. Suivant Bede le vénérable (moine et lettré anglo-saxon né ver 672 en Northumbrie et mort le 26 mai 735) Easter dériverait du nom d’une déesse germanique: Ostara.

Pâques est fixée le premier dimanche après la pleine lune qui a lieu, soit le jour de l’équinoxe de printemps (le 21 mars), soit aussitôt après cette date.

Les symboles

La coutume des rameaux (coutume très populaire en Espagne, “Domingo de ramos”, et qui est le départ de la Semaine Sainte) rattachée à l’entrée de Jésus à Jérusalem se superpose à l’ancienne coutume païenne des coups donnés avec des branches de verdure au bétail pour favoriser sa fécondité.

Les oeufs de Pâques.

Le printemps étant la saison de la renaissance de la nature, l’œuf qui éclot est symbole de vie et de renouveau.

Dans l’Antiquité préchrétienne, l’oeuf a un sens mystique relatif à l’ori­gine du monde. Les Egyptiens, Perses et Romains avaient pour habitude de teindre des œufs et de les offrir.

Dans la religion chrétienne, l’œuf devient symbole de résurrection et marque la fin des privations imposées pendant la période de Carême

Au Moyen-âge, il y avait de nombreuses fêtes de l’Oeuf. En Angleterre, l’évêque apportait un oeuf dur à l’église. Lors des chants, il le lançait aux choristes qui le rattrapaient et se le renvoyaient pendant la durée du chant. A la cour de Louis XIV, les oeufs de Pâques étaient accom­pagnés de poèmes libertins.

La coutume des cloches de Pâques vient d’Alsace et du Palatinat.

Depuis plusieurs siècles, il était interdit de sonner les cloches des églises catholiques entre le Jeudi Saint et le dimanche de Pâques, en signe de deuil.

Selon les régions, il a, longtemps, été raconté aux enfants que les cloches étaient parties à Rome pour être bénies par le Pape. En rentrant, elles sèment sur leur route d’ œufs.

En Allemagne, en Angleterre ce sont des lièvres ou des lapins qui apportent les oeufs en représentation de la déesse, symbole de la fertilité et du printemps qui donne son nom à Pâques: Ostern et Easter.LAPIN DE PAQUES

Le lièvre est en relation étroite avec la lune. La lune est liée à la fécondité. Le cycle de lune est d’ailleurs le même que le cycle menstruel de la femme. Dans la tradition germanique, le lièvre est également celui qui montre le chemin, c’est un animal de transition, la transition entre le monde des hommes et le monde des dieux.

Dans de nombreuses traditions, le lièvre pond des oeufs. Il y a un rapport lune-lièvre-fécondité. Le rapport du lièvre et du lapin avec la fertilité et la sexualité se retrouve dans de nombreuses expressions populaires à caractère libertin: en français : le « chaud lapin », en allemand « rammeln » qui signifie s’accoupler, être en rut et qui s’applique aux lièvres et aux humains dans l’argot populaire. Animal lié à la sexualité, l’Eglise a déclaré la guerre aux lapins. Il devient emblème du péché. En 751, Saint Boniface décrète l’inter­diction de manger du lièvre à Pâques. Cette interdiction sera renou­velée par -le pape Zacharie, mais elle ne sera pas suivie par la popu­lation.

Heureusement,  l’Église ne se mêle plus autant du jour à jour et aujourd’hui, nos boulangeries sont envahie par les lapins, les cloches et les oeufs en chocolat qui font les délices des plus petits et de ne pas si petits que ça!!!

Et maintenant écoutons Jacques Brel chanter au printemps…. comme d’habitude, d’abord on écoute sans les paroles et après avec.

Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l´ombre d´un regard en riant
Toutes les filles
Vous donneront leurs baisers
Puis tous leurs espoirs
Vois tous ces cœurs
Comme des artichauts
Qui s´effeuillent en battant
Pour s´offrir aux badauds
Vois tous ces cœurs
Comme de gentils mégots
Qui s´enflamment en riant
Pour les filles du métro
Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l´ombre d´un regard en riant
Tout Paris
Se changera en baisers
Parfois même en grand soir
Vois tout Paris
Se change en pâturage
Pour troupeaux d´amoureux
Aux bergères peu sages
Vois tout Paris
Joue la fête au village
Pour bénir au soleil
Ces nouveaux mariages
Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l´ombre d´un regard en riant
Toute la Terre
Se changera en baisers
Qui parleront d´espoir
Vois ce miracle
Car c´est bien le dernier
Qui s´offre encore à nous
Sans avoir à l´appeler
Vois ce miracle
Qui devait arriver
C´est la première chance
La seule de l´année
Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Au printemps
Au printemps
Ça vous dit un petit exercices??? Allez les courageux….

La différence entre “Tante et Tente”

Estándar

orthologie

TANTE

  1. Tante: n.f.: la “tante” est la personne, la femme de l’oncle, la soeur du père ou de la mère. Nous la trouvons aussi dans le mot composé “grand-tante, la soeur du grand-père.
  • Ma tante et mon oncle sont partis en vacances.

 

  1. Ma tantef.: est un mont-de-piété, une caisse de crédit municipal, un établissement de bienfaisance et d’intérêt publique, où l’on prête temporairement, sur gages, de l’argent.
  2. Tante, n.f.: désigne aussi de manière péjorative un homosexuel.
  • Ce type est une vraie tante.

TENTE

  1. Tente n.f.: est un abri portatif, fait géneralement de toile tendus sur des supports.
  • Le camping était plein, il n’y avait plus de place pour une tente!
  1. Tentelette n.f.: une petite tente
  2. Tente : un petit tampon cylindrique de charpie, imbibé de produits antiseptiques que l’on introduisait dans les plaies et les ulcères profonds pour combattre l’infection et aider à la cicatrisation.
  3. Tente, verbe au prés. Ind.: forme conjuguée du verbe Tenter.

Et si nous regardons dans la “Nouvelle orthologie française” de B. Legoarant, de 1832, nous verons que les définitions ne changent pas!

Tante et Tente