LES PRUD’HOMMES, UNE INSTITUTION D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Estándar

Le terme “prud’homme” provient de l’ancien français “prodome” qui signifie “homme preux, vaillant et brave”. Au XI ème siècle, il était attribué aux “défenseurs du métier” et voulait plutôt dire “homme de valeur, prudent et de bon conseil”. Les “défenseurs du métier” étaient “les prud’hommes” qui appartenaient au même corps de métier que les parties concernées, ceux qui tranchaient les conflits qui éclataient entre artisans. La racine latine, quant à elle, est “prode”, dérivée du verbe “prodesse” qui signifie “être utile”.

Sous le règne de Philippe-le-Bel

Les premiers conseils de prud’hommes ont été constitués en l’an 1296 sous le règne de Philippe-le-Bel. Le conseil de la ville de Paris créa 24 prud’hommes chargés d’assister le prévôt des marchands et les échevins. Ils jugeaient en dernier ressort les conflits qui éclataient entre les marchands et les fabricants aux foires et aux marchés. Pendant plus de deux siècles, seule la ville de Paris avait des prud’hommes.

Les prud’homies de pêcheurs

Les origine des prud’homies de pêcheurs remontent au X ème siècle. Il s’agit de pêcheurs élus par leurs pairs qui tranchaient les conflits sociaux internes ou externes entre les pêcheurs sur l’accès aux zones de pêche par exemple.

“Il faut remonter au Xe siècle pour trouver à Marseille les premières traces de prud’homies de pécheurs ; mais ce sont les lettres de patentes de 1452 et 1477 du Roi René comte de Provence, confirmées par la lettre de patente de 1481 de Louis XI qui ont fait entrer cette institution dans notre droit positif”.

Robert Rezenthel, docteur en droit. 

Ces prud’hommes pêcheurs jugent les contraventions en matière de pêche maritime et les différends entre marins. Ils existent toujours aujourd’hui. Elles ont des attributions juridictionnelles, réglementaires, disciplinaires et judiciaires. Le décret impérial modifié du 19 novembre 1859 maintient l’existence de “l’institution des communautés ou juridictions de pêcheurs, connue dans la Méditerranée sous le nom de prud’homies”. Et le décret n°95-56 du 15 janvier 1993 a fixé les limites territoriales des prud’homies de pêches dans les eaux méditerranéennes de la frontière italienne à la frontière espagnole. En Espagne, des institutions similaires existent : les cofradias.

Le Conseil de Prud’hommes de Lyon

Supprimés sous la Révolution avec la loi Chapelier de 1791, les conseils de prud’hommes, comme nous les connaissons aujourd’hui, ont été réinventés le 18 mars 1806 par une loi promulguée par Napoléon 1er. Cette loi a été par la suite complétée par un décret le 3 juillet 1806. Le Conseil de Prud’homme de Lyon a été institué pour réorganiser l’économie lyonnaise et répondre à l’urgence d’une situation économique et sociale dépressive du fait des évènements révolutionnaires. A cette époque, il existaient de nombreux conflits entre les fabricants de soie et les ouvriers lyonnais aussi appelés “canuts”.

Cette institution est originale parce qu’elle est composée de magistrats non professionnels issus du monde du travail.  L’objectif principal est de négocier un accord à l’amiable, de concilier les intérêts des parties.

3 grandes questions animaient les autorités :

  • celle de la parité entre les catégories professionnelles représentées
  • celle d’une éventuelle démocratisation (colère de certains fabricants)
  • celle du mouvement ouvrier (qui commence à naître)

Dès 1830, l’institution s’exporte dans d’autres villes. Paris sera privé de conseil de prud’hommes jusqu’en 1844 par crainte de soulèvements incontrôlables de la population. En 1848, 75 villes possédaient des conseil de prud’hommes.

Plusieurs lois et amendements (1848, 1850 et 1853) ont tenté d’améliorer le procédé mais l’institution fut régulièrement critiquée soit par les fabricants, soit par les ouvriers.

La ville de lyon est aussi celle dans laquelle se trouve le plus de demenageur.

La IIIe République

Le véritable tournant sont les lois de 1905 et 1907 qui ont donné aux conseil de prud’hommes leur véritable indépendance en confirmant leur caractère électif et paritaire :

  • la loi de 1905 généralise l’institution et organise la juridiction d’appel
  • la loi de 1907 rend les femmes électrices aux prud’hommes (éligibles en 1908)

En 1979, la réforme Boulin généralise l’institution sur le plan géographique et sur le plan des branches d’activités étudiées. Et une mesure législative de 1982 réduira les mandats électoraux à 5 ans.

Il existe aujourd’hui 271 Conseils de Prud’hommes. La conciliation demeure l’objectif premier, le conseil est un lieu de négociation privilégié. Ces “tribunaux du travail”, comme on les appelle en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, demeurent originaux dans le paysage judiciaire français. Ils sont compétents pour tous litiges liés à un contrat de travail de droit privé et il s’agit de satisfaire les intérêts, non-plus des fabricants et des ouvriers, mais des salariés et des employeurs. Etant donné que la conciliation est le mot d’ordre, il n’est pas obligatoire d’avoir un avocat mais ce dernier reste utile si le désaccord perdure devant le bureau de jugement.

Pour en savoir plus:

8 Mars 2018 : Déclaration “paysannes de la Via Campesina”

Estándar

via campesinaJournée Internationale de lutte pour les droits des Femmes

(Harare, Zimbabwe, mars 2018) En ce 8 mars, Journée International des Femmes, nous, femmes de la Via Campesina, provenant de plusieurs organisations et de différentes formes de lutte, paysannes, indiennes, noires, métisses, pêcheuses, bergères, femmes issues du milieu urbain et rural, nous voulons apporter une salutation toute spéciale aux femmes du Monde, aux femmes qui luttent, qui se battent pour gagner leur pain, mais aussi leur participation politique, l’égalité, l’équité, pour que nous soyons reconnues comme la moitié des habitants de ce monde, ayant les mêmes droits que les hommes.

Nous témoignons de notre reconnaissance aux femmes qui luttent chaque jour et chaque instant pour mettre fin à la violence contre les femmes et contre tout être humain ; qui rompent le silence, qui font face à l’oppression capitaliste et structurelle et qui n’acceptent pas les formes patriarcales incrustées au sein des sociétés, lesquelles violent, discriminent, exploitent, oppressent et tuent quotidiennement. Nous sommes appelées à renforcer la campagne en cours « METTONS FIN À LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES », pour laquelle l’ensemble de la Via Campesina a réaffirmé son engagement lors de sa VII Conférence Internationale à Bilbao, en 2017.

[…]

>> 8 Mars 2018 : Journée Internationale de lutte pour les droits des Femmes

8 MARS EN ESPAGNE

Estándar

En Espagne, les femmes font grève pour « arrêter le monde »

Malgré des progrès considérables en vingt ans, les femmes espagnoles sont toujours payées près de 15 % de moins que leurs confrères masculins.

Manifestations de femmes le 8 mars à Pampelune, dans le nord de l’Espagne.

C’est déjà une victoire. Depuis que les mouvements sociaux et syndicaux ont appelé à la première « grève féministe » d’Espagne, jeudi 8 mars, la défense des droits des femmes fait la « une » de la presse, nourrit les débats politiques, s’est imposée dans l’activité législative.

Le parti de la gauche radicale Podemos a soumis, le 20 février, une proposition de loi sur l’égalité des revenus des femmes et des hommes et le Parti socialiste en a proposé une autre, le 7 mars, sur « l’égalité de traitement et de chances ». Plus symbolique, le parti libéral Ciudadanos, pourtant opposé à la grève qu’il juge « trop politisée », a annoncé le 7 mars la création d’un groupe de travail au Parlement catalan pour lutter contre « la fracture salariale, la co-responsabilité et la précarité dont souffrent les femmes ».

De son côté, le Parti populaire a dû rectifier sa position, après la polémique suscitée par plusieurs élues qui ont proposé de faire une « grève à la japonaise, en travaillant encore plus », en se disant « respectueux » des grévistes. Le PP a rappelé qu’il existe une loi qui interdit qu’un homme soit mieux payé qu’une femme à travail égal et qu’il a augmenté le congé paternité de treize jours à quatre semaines en 2017.

Mieux que la moyenne européenne

La situation de l’Espagne en matière des droits des femmes a progressé considérablement en vingt ans. La fracture salariale s’est réduite de 33 % depuis 2002, selon la Fondation des études d’économie appliquée (Fedea). Mais, selon les derniers chiffres d’Eurostat, à travail égal, elle se situe encore à 14,9 % (inférieure aux 16,3 % de la moyenne européenne).

Les mesures prises pour dénoncer les violences faites aux femmes et accompagner les victimes portent aussi leurs fruits, avec une baisse sensible du nombre de femmes décédées des mains de leur (ex-) compagnon. Les syndicats rappellent par ailleurs que les femmes occupent 62 % des CDD et 74 % des emplois à temps partiel, et que leur salaire moyen est inférieur de 23 % à celui des hommes.

« Il reste encore beaucoup à faire : les femmes ont les retraites les plus faibles, les emplois les plus précaires, elles réalisent encore l’essentiel des travaux domestiques, sont trop souvent questionnées quand elles posent plainte pour viol, et près de 1 000 ont été assassinées en quatorze ans », énumère Ruth Caravantes, porte-parole de la commission 8M, qui regroupent différents mouvements féministes, et a publié le manifeste d’appel à la grève qui propose de « stopper le monde» pour exiger « l’égalité des droits et des conditions de vie ».

Grève soutenue

Alors que l’Espagne a peu réagi au mouvement #metoo et n’a pas connu de mouvement similaire au #balancetonporc français, 82 % des Espagnols estiment que la grève est justifiée, selon un sondage paru dans le quotidien El Pais le 6 mars. « Le mouvement #metoo est le produit de nombreuses années de féminisme, tout comme cette grève », estime Mme Caravantes, pour qui « il ne suffit pas qu’il y ait de nouvelles lois, il faut transformer la société et cette grève est notre manière d’interpeller pour cela notre voisin, notre collègue, notre chef ou le gouvernement… La balle est à présent dans le camp de la société… »

Les syndicats minoritaires CNT et CGT, ainsi que le parti néocommuniste de la Gauche unie (IU) et Podemos soutiennent la grève de 24 heures convoquée par la commission 8M. Une grève à la fois des travailleurs, des étudiants, des soins (des enfants ou des personnes dépendantes) et de la consommation, dont le positionnement ouvertement anticapitaliste ne fait toutefois pas l’unanimité. Les syndicats majoritaires Commissions ouvrières (CCOO) et Union générale des travailleurs (UGT), soutenus par le PSOE, appellent quant à eux à des arrêts de travail de deux heures.

« Nous avons besoin de mesures du gouvernement et du patronat pour lutter de manière effective contre les inégalités salariales et professionnelles, faciliter la conciliation entre vie familiale et professionnelle ou valoriser le travail à la maison…, explique Lola Santillana, responsable de l’emploi et la qualification professionnelle pour les CCOO. Il faut que le gouvernement investisse dans des plans d’action et que des mesures coercitives avec sanction soient prises contre les entreprises qui ne respectent par l’égalité des travailleurs. »

Les médias responsables

En marge des partis et des syndicats, de nombreuses femmes se sont organisées avec leurs propres mots d’ordres. Artistes, scientifiques, universitaires ou journalistes, elles se sont unies au mouvement de grève. « Je pense qu’au fond, nous en avions marre de nous retenir de nous plaindre », résume Eva Belmonte, journaliste et porte-parole du mouvement L’arrêt des journalistes, dont le manifeste a été signé par plus de 7 000 femmes de la profession. « Nous avons les mêmes problèmes que le reste des femmes : les différences de salaire, l’accès restreint aux postes de direction, le harcèlement professionnel, la précarité, et nous en avons un autre, qui est la présence et la représentation des femmes dans les médias. Trop souvent, les médias culpabilisent les victimes d’agression sexuelle, trop peu de tribunes d’opinion sont confiées à des femmes, trop peu de places leur sont données dans les débats politiques. Notre mobilisation est une manière d’attirer l’attention des directeurs de médias sur ce problème. »

Près d’une centaine de rassemblements sont organisés dans la capitale espagnole, dont une grande manifestation à 19 heures. Tout comme à Barcelone et des dizaines de villes espagnoles. « La grève sera un succès si le 9, on continue d’en parler… », conclut Mme Santillana.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/08/en-espagne-les-femmes-font-greve-pour-arreter-le-monde_5267305_3214.html#SQpKJDX0LMj02OUR.99

À VOIR

LA JOURNÉE DES FEMMES, LE 8 MARS….

Estándar

C’est le grand jour… les femmes bougent, pour la première fois les espagnoles partent à la grève, aujourd’hui je vais essayer de donner des nouvelles sur toutes les manifestations qui vont avoir lieu en France, en Espagne et dans le monde.

Commençons par un tour du monde au féminin, à écouter et à lire, grâce à France Inter:

“Honneur aux femmes du monde, en cette journée internationale des droits de la femme”.
En Afrique du Sud, les patrons d’une entreprise de pari sportif appelée Topbet et située à Germiston ont choqué hier tout le pays en demandant aux jeunes femmes de l’équipe de se déshabiller entièrement à fin de vérification.
Du sang menstruel avait été trouvé dans les toilettes. Ils voulaient confondre la coupable, résultat : ils ont été virés, des plaintes pour harcèlement sexuel ont été déposées et ils risquent plusieurs années de prison. Dernier détail le grand patron de cette entreprise est une femme. C’est ballot !
En Turquie: une initiative particulièrement intéressante.
Ce sont les employées d’un restaurant de la province d’Eskisekir, dans le nord-ouest de la Turquie, qui ont eu l’idée d’arriver au travail couvertes de bleus et de blessures. Elles se sont tout bêtement maquillées : œil au beurre noir, coupures, contusions et même fausses plaies : toutes les employées ont forcé sur le maquillage histoire de protester contre les violences faites aux femmes avec le soutien de leur employeur.
Direction Moscou et le parlement russe, la Douma
Là aussi, c’est une affaire qui fait beaucoup de bruit. Cinq journalistes, dont une de la BBC, n’ont pas hésité cette semaine à dénoncer un député russe, Leonid Slutsky, pour son comportement déplacé et ses propos salaces à leur endroit. En Russie aussi on balance son porc. Mais le scandale est ailleurs : interrogé sur cette affaire, le président de la Douma a déclaré : « si les journalistes femmes se sentent menacées, elles n’ont qu’à changer de boulot ».
Pire : la présidente de la commission du Parlement russe Chargée des femmes a elle déclaré que le député Slutsky était un plaisantin, qu’il était chaleureux avec les femmes et que si elle voulait éviter les remarques, qu’elles s’habillent correctement !
En Chine, un hommage étudiant a mal tourné
Comme tous les ans, les étudiants chinois fêtent la journée de la femme avec des banderoles expliquant combien les femmes sont indispensables à leur vie et à celle de la nation. Cette année les étudiants pékinois de l’université de Tsinghua se sont surpassés : ils ont d’abord décidé de prendre de l’avance, pour l’effet de surprise, et de fêter le 8 mars, hier.
Ensuite, ils ont décidé de livrer des petits déjeuners eux-mêmes dans le dortoir des étudiantes. Et ce au petit matin. C’était mignon, certes, mais ils se sont fait dégager à coup de chaussures et de polochons : aucune des filles n’a sérieusement cru qu’ils étaient désintéressés et ensuite, parce que réveiller un dortoir entier à 5h30 du matin, c’est la baffe assurée.
On termine par l’Iran
Où l’on a appris hier la condamnation d’une des femmes qui, depuis plusieurs semaines, montent sur des bancs, des plots, des voitures et ce en pleine rue et retirent ostensiblement leur voile attendant de se faire arrêter.Elles sont une trentaine dans tout le pays à l’avoir fait. Que l’on sache. Et l’une d’entre elle a donc été condamnée à 24 mois de prison dont trois fermes pour avoir « encouragé la corruption morale » en public. Moi je lui dis : “Doset Daram ! Je t’aime !”
Pour écouter

 

8 MARS 2018 JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

Estándar

Thème 2018 — «  L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes »

Cette année, la Journée internationale des femmes s’inscrit dans le fil d’un mouvement mondial sans précédent en faveur des droits des femmes, de l’égalité et de la justice. Le harcèlement sexuel, la violence et la discrimination à l’encontre des femmes ont fait la une des médias et ont fortement suscité un débat public stimulé par une détermination affirmée à instaurer un changement.

Dans le monde entier, des personnes se mobilisent pour un avenir plus équitable. Cette mobilisation a pris la forme de marches et de campagnes mondiales, dont la campagne #MeToo aux États-Unis d’Amérique et les actions équivalentes menées dans d’autres pays, protestant contre le harcèlement sexuel et la violence.

La Journée internationale des femmes 2018 est l’occasion de transformer cette dynamique en action, de favoriser l’autonomisation des femmes dans tous les contextes – ruraux et urbains – et de célébrer les activistes qui travaillent sans relâche à revendiquer les droits des femmes et à réaliser leur plein potentiel.

Le 8 mars, joignez-vous aux activistes du monde entier pour saisir cette occasion de célébrer, d’agir et de transformer partout la vie des femmes. L’heure est venue.

Origines de la Journée

Introduction

La Journée internationale des femmes est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde. C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques. C’est une occasion de faire le point sur les luttes et les réalisations passées, et surtout, de préparer l’avenir et les opportunités qui attendent les futures générations de femmes. La Journée internationale des femmes est apparue dans le contexte des mouvements sociaux au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe.

Depuis ces premières années, la Journée internationale des femmes a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.

Chronologie

  • 1909 — Conformément à une déclaration du Parti socialiste américain, la première Journée nationale des femmes a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis d’Amérique le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.
  • 1910 — L’Internationale socialiste réunie à Copenhague a instauré une Journée des femmes, de caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour aider à obtenir le suffrage universel des femmes. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes venant de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. Aucune date précise n’a été fixée pour cette célébration.
  • 1911 — À la suite de la décision prise à Copenhague l’année précédente, la Journée internationale des femmes a été célébrée pour la première fois, le 19 mars, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes ont assisté à des rassemblements. Outre le droit de voter et d’exercer une fonction publique, elles exigeaient le droit au travail, à la formation professionnelle, ainsi que l’arrêt des discriminations sur le lieu de travail.
  • 1913 — Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale des femmes le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs sœurs.
  • 1917 — Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève pour obtenir « du pain et la paix ». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes.
  • 1975 — Lors de l’Année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des femmes le 8 mars.
  • 1995 — La Déclaration et le Programme d’action de Beijing, qui constituent une feuille de route de portée historique, sont adoptés par 189 gouvernements lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Ils contiennent des engagements complets en réponse à 12 domaines critiques et constituent encore une puissante source d’orientation et d’inspiration. Le Programme d’action projette un monde où chaque femme et chaque fille peut exercer ses libertés et ses choix et connaître et comprendre tous ses droits, notamment le droit de vivre sans violence, le droit à l’éducation, le droit de participer à la prise de décision et le droit de recevoir un salaire égal pour un travail égal.
  • 2014 — La 58ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW), qui est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, avait pour thème prioritaire : les résultats obtenus et les difficultés rencontrées dans la réalisation des Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) en faveur des femmes et des filles. Les institutions de l’ONU et des ONG accréditées du monde entier ont examiné les progrès accomplis et les défis qu’il reste à relever en vue d’atteindre ces objectifs. Les OMD ont joué un rôle important dans la mobilisation de l’attention et des ressources sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

http://www.un.org/fr/events/womensday/

LES FEMMES IMPORTANTES DE L’HISTOIRE DE FRANCE

Estándar
LES FEMMES IMPORTANTES DE L’HISTOIRE DE FRANCE

Bientôt on sera le 8 mars, la journée internationale des femmes, et je voudrais en profiter pour parler des femmes importantes de l’histoire de France.

L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle.

La création d’une journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la « Journée internationale des femmes » est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.

La Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

Pour en savoir plus: http://8mars.info/histoire/?lang=fr

Il existe beaucoup de listes de femmes célèbres françaises, on pense au plus reconnues, Mme de Pompadour, Collette…. mais je préfère la liste du Figaro, cinq femmes exceptionnelles qui ont, elles aussi, changé la France.

Je vous laisse le lien où vous trouverez beaucoup d’informations sur ces femmes:

http://madame.lefigaro.fr/societe/cinq-femmes-exceptionnelles-qui-ont-change-france-280314-846938

Et pour s’amuser un peu et connaître nos connaissances je vous laisse ce quiz:

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/697/reader/reader.html?t=1457373368313#!preferred/1/package/697/pub/698/page/16

Dites-moi si vous voulez en savoir plus sur l’une d’elles et je serai enchantée de chercher toute l’information possible!

 

ZEBDA, on en apprend plus….

Estándar
ZEBDA, on en apprend plus….

Je voudrais commencer le week-end en vous présentant un de mes groupes préférés, Zebda, je vais vous laisser des liens pour en lire plus et pour en écouter plus, et pour ne pas perdre l’habitude, un exercice basé sur une de leurs chansons.

Commençons par  la biographie du groupe toulousain (merci à France Inter):

Zebda est un groupe français, composé de Magyd Cherfi , Hakim et Mustapha Amokrane , (chant), Joël Saurin (basse), Pascal Cabero (guitare, bouzouki), Vincent Sauvage (batterie) et Rémi Sanchez (claviers).

Formé à Toulouse en 1988, le groupe “zebda” signifie en arabe “beurre” et renvoie à “beur”, forme verlan du mot “arabe” .

Ces interprètes tous issus des quartiers nord de la ville rose*, évoluant musicalement du raï au rock en passant par le ragga, évoquent dans leurs chansons, des sujets comme le chômage, le racisme ou l’exclusion.

En 1995, ils connaissent un premier succès avec l’album Le bruit et l’odeur, dans lequel ils reprennent un discours controversé de Jacques Chirac.

En 1999, la chanson Tomber la chemise, extraite de Essence ordinaire , les propulse sur le devant de la scène.

Cet opus est un symbole d’ouverture dans la foulée du mouvement “Black, Blanc, Beur” de juillet 98. En 2000, le groupe reçoit deux distinctions aux Victoires de la Musique. Après un dernier album studio en 2002, Zebda décide de faire une pause. Après 7 années de silence, Zebda revient avec un album sur les élections présidentielles Second tour.

A quelques jours de l’élection, François Hollande, rend visite au groupe Zebda au Printemps de Bourges. À la suite de cette rencontre, Zebda déclare à la presse préférer François Hollande à Sarkozy !

Discographie sélective :

  • 1992 :L’Arène des rumeurs
  • 1995 : Le bruit et l’odeur
  • 1998 : Essence ordinaire
  • 2002 : Utopie d’occase
  • 2003 :La Tawa (live)
  • 2012 : Second Tour
  • 2014 : Comme des cherokees

 

POUR ÉCOUTER :

Une interview de France Inter (29/08/2014), Partons en Live avec Zebda, Yom, Marcio Faraco et Constance Amiot, pour en savoir plus sur la musique que l’on fait en France….

https://www.franceinter.fr/personnes/zebda

POUR LIRE :

Rock, raï, reggae, funk, tout y passe. Tout passe dans la moulinette Zebda. Ce collectif bigarré emmené par des tchatcheurs de premier choix aime faire la fête, opte parfois pour la provocation mais ne laisse jamais de côté sa conscience politique. Magyd, Hakim, Joël et les autres prennent la scène pour une tribune. Mais n’est-ce pas là une variante un peu fun de la chanson engagée ?

http://musique.rfi.fr/artiste/raggamuffin/zebda

POUR TRAVAILLER …un petit peu.

“Le Petit Robert”

1er– On écoute la chanson  sans les paroles

2ème– On écoute la chanson avec les paroles

Petit, j’étais largué, on dit ici “à Lourdes”
Dans ce que l’on appelle une famille lourde
L’amour y était le contraire du doute
La tête collée contre le poêle à mazout
Rêveur et j’ose même dire dans le coton
A attendre qu’on me dessine un mouton.

Mouton je l’étais jusque dans la tonsure
Mais les Brushings font pas dans la littérature
La main de ma mère était là en cas de doute
Comme un parapluie qui te protège des gouttes
De pluie, et j’ose même dire du mauvais temps
On avait rien, on était content.

[Refrain]
Avant qu’on me dise dégage,
Et qu’on ne me parle plus au présent
Avant qu’on déchire mes pages
Et qu’on me dise: “place et au suivant”
Avant, avant.

Petit, j’étais gentil, j’étais même agréable
J’écrivais les deux coudes posés sur la table
J’ôtais de ma bouche les insanités
Comme un petit prince de l’humanité
Rêveur, je cédais ma place aux personnes âgées
Pour un sourire, une poignée de dragées.

J’enlevais ma casquette en entrant à l’école
Mais être poli, ça dispense pas des colles
Gentil, et tout à la fois dernier de la classe
Eveillé, comme pouvait l’être une limace
Je dormais, j’ose même le dire si profond
Et que s’écroule le plafond.

[Refrain]
Avant qu’on me dise dégage,
Et qu’on ne me parle plus au présent
Avant qu’on déchire mes pages
Et qu’on me dise: “place et au suivant”
Avant, avant.

Car j’attendais, petit prince des gloutons
Qu’on me porte à la bouche des paquets de bonbons
Y avait pas la monnaie mais c’était tout comme
Car le baiser remplaçait l’économe
Rêveur, et malgré les corvées de charbon
Ma récompense était un bisou à l’horizon

Mais dépassé le siècle où on te met au couvent
J’étais si nul, ma mêre a pris les devants
Et se pointait à l’école un chiffon dans la chevelure
La maîtresse disait “regardez ces ratures!”
Le coeur en miettes, elle faisait parler l’eau et le sel
Et s’en retournait à sa vaisselle…

[Refrain]
Avant qu’on me dise dégage,
Et qu’on ne me parle plus au présent
Avant qu’on déchire mes pages
Et qu’on me dise: “place et au suivant”
Avant, avant.

A 18 h, se pointait le maçon
Un seul regard et à l’heure des cuissons
Y disait “vous voulez qu’on nous coupe les bourses”
A ces mots une larme descend de la grande ourse
Et j’ai compris qu’il y avait qu’une façon
D’apprendre l’art de la multiplication.

Depuis j’ai plus voulu ressembler aux statues
Et j’ai laissé mes potes à la salle de muscu
Ma mère m’a jeté un bouquin sur la table
Un gros machin qui rentrait pas dans mon cartable
C’est tous ces mots qui ont allumé la lumière
Et spéciale dédicace au petit Robert.

[Refrain]
Avant qu’on me dise dégage,
Et qu’on ne me parle plus au présent
Avant qu’on déchire mes pages
Et qu’on me dise: “place et au suivant”
Avant, avant, avant

3ème– On fait l’exercice

https://www.daypo.com/test-petit-robert.html

Bon, je crois que vous en avez pour le week-end, et si ça vous a plu vous pouvez en réclamer plus! Je suis à votre service!!